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Société

Bayrou sous le feu des critiques après une audition houleuse sur l’affaire Bétharram

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L’audition du Premier ministre devant la commission d’enquête a suscité une vague de réprobations, certains députés dénonçant des méthodes jugées indignes.

La manière dont François Bayrou a été interrogé mercredi devant la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Bétharram continue de faire réagir. Plusieurs élus, du centre jusqu’à l’extrême droite, ont exprimé leur désapprobation, qualifiant cette séance de « procès stalinien » ou encore d' »exploitation indigne ». Le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a notamment fustigé l’attitude du corapporteur Paul Vannier (LFI), qu’il a accusé de mener une offensive politique plutôt qu’une recherche de vérité.

Les critiques se sont multipliées jeudi, certains pointant du doigt ce qu’ils perçoivent comme une instrumentalisation du drame des victimes de Bétharram. Marc Fesneau, proche collaborateur de Bayrou, n’a pas mâché ses mots, dénonçant des méthodes « dégueulasses » et comparant l’audition à une parodie de justice. De son côté, Laurent Wauquiez (LR) a regretté une récupération politique de la part de La France insoumise, estimant que l’affaire relevait avant tout d’une crise sociétale.

En revanche, les socialistes ont adopté une position plus sévère envers le Premier ministre. Boris Vallaud a dénoncé une « entreprise d’enfumage », jugeant que l’audition n’avait pas apporté les éclaircissements attendus par les victimes et l’opinion publique. François Bayrou, lui, maintient qu’il n’a jamais été informé des violences au sein de l’établissement scolaire concerné, tout en accusant la commission de chercher à le discréditer.

Cette polémique relance le débat sur le rôle des commissions d’enquête parlementaires, certains députés appelant à en limiter l’usage pour éviter qu’elles ne deviennent de simples arènes politiques. L’épisode illustre une fois de plus les tensions qui traversent l’hémicycle, où la frontière entre recherche de vérité et règlements de comptes semble parfois ténue.

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