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Bad Bunny électrise le Super Bowl d’une célébration latino-américaine

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_**L’artiste portoricain a offert un spectacle festif et culturel fort, centré sur ses racines, lors de la mi-temps de la finale NFL. L’absence de propos polémiques n’a pas désarmé les critiques venues de certains cercles politiques.**_

Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl a pris cette année une dimension culturelle inédite. L’artiste portoricain Bad Bunny en a été le maître d’œuvre, transformant la pelouse du Levi’s Stadium en une vibrante célébration de l’héritage latino-américain. Sans prononcer un mot en anglais, il a enchaîné ses titres les plus populaires dans un décor évoquant un quartier typique de Porto Rico, son archipel natal.

La performance, intégralement en espagnol, a délibérément évité toute référence directe au climat politique américain. Cette retenue contrastait avec les prises de position publiques de l’artiste lors de récentes cérémonies. Elle n’a pourtant pas suffi à calmer les détracteurs du chanteur. Quelques minutes après la fin du show, des commentaires virulents ont fusé sur les réseaux sociaux, dénonçant un spectacle jugé déconnecté des valeurs traditionnelles du pays.

L’annonce de la participation de Bad Bunny à cet événement phare avait déjà suscité, plusieurs mois auparavant, une vive opposition de la part de certaines figures conservatrices. Des pétitions avaient circulé pour réclamer son remplacement, et un concert alternatif avait même été organisé en parallèle. La performance de dimanche soir, bien que résolument apolitique dans son contenu, est ainsi restée un sujet de polarisation.

Sur le plan artistique, le show a mis en scène une impressionnante brochette d’invités issus du monde hispanique, de l’acteur Pedro Pascal à la chanteuse Karol G. La surprise est venue de l’apparition de Lady Gaga, qui a interprété une version salsa de l’un de ses titres en duo avec le Portoricain. Bad Bunny a conclu son intervention sur une reprise symbolique, transformant un hymne patriotique américain en une ode panaméricaine accompagnée d’une marée de drapeaux latinos.

Pour de nombreux spectateurs sur place, l’instant était avant tout une affaire de musique et d’énergie partagée. Un supporter présent au stade a ainsi estimé que le message essentiel était celui de l’unité, au-delà des clivages. Le spectacle de Bad Bunny aura, en définitive, confirmé la place centrale de la culture latino dans le paysage musical mondial, tout en illustrant sa capacité à animer le débat public bien au-delà des seules notes de musique.

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