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Bad Bunny célèbre Porto Rico dans une série de concerts envoûtants

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L’artiste portoricain, icône planétaire du reggaeton, marie musique et engagement lors d’une résidence estivale chargée de symboles.

Sous les projecteurs du Coliseo de San Juan, Bad Bunny a ouvert vendredi une série de trente représentations qui promettent de marquer l’été portoricain. Le chanteur, dont l’influence dépasse largement les frontières de l’île, a transformé la scène en un hommage vibrant à ses racines, mêlant rythmes urbains et traditions locales.

Vêtu d’une tenue sobre, l’interprète de *Titi Me Pregunto* a évolué dans un décor évoquant la forêt tropicale, entouré de percussionnistes et de danseurs. Le spectacle, inspiré par son dernier album *Debi Tirar Mas Fotos*, a alterné entre tubes électrisants et plongée dans les sonorités folkloriques, comme la *plena* ou la *bomba*. Une manière pour l’artiste de réconcilier modernité et héritage culturel, sous les acclamations d’un public venu en masse.

Parmi les invités surprise, la présence de LeBron James, apparu brièvement sur scène, a suscité l’enthousiasme des réseaux sociaux. Mais au-delà des effets de star, Bad Bunny a réservé une place centrale aux messages politiques. Des projections rappelant le statut complexe de Porto Rico – territoire américain sans représentation électorale – ont ponctué la soirée, rappelant son engagement pour la reconnaissance de l’identité portoricaine.

Pour John Hernandez Ramirez, étudiant de 21 ans, cette dimension ajoute une profondeur inédite à l’œuvre du chanteur. * »Ses textes parlent désormais de nos réalités, comme la gentrification ou les coupures d’électricité »*, confie-t-il. Une sensibilité partagée par Michelle Munoz, spectatrice new-yorkaise, pour qui Bad Bunny * »incarne une fierté qui transcende les frontières »*.

Entre pina coladas et chapeaux traditionnels *pava*, l’ambiance rappelait une fête populaire autant qu’un rassemblement militant. La résidence, baptisée *No Me Quiero Ir De Aqui*, se poursuivra jusqu’en septembre, offrant aux Portoricains une tribune autant qu’un divertissement. Preuve, s’il en fallait, que la musique peut être à la fois un miroir et un levier pour les causes qu’elle porte.

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