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Australie : le sud-est du pays en proie à des incendies d’une intensité exceptionnelle

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Les autorités de l’État de Victoria ont décrété l’état de catastrophe face à la progression de feux de brousse qui ont déjà détruit des habitations et consumé des dizaines de milliers d’hectares.

Une situation d’urgence a été officiellement déclarée ce samedi dans le sud-est de l’Australie, où plusieurs brasiers d’une rare violence menacent des zones rurales. Les flammes, attisées par des températures dépassant les quarante degrés et des vents puissants, ont parcouru près de cent cinquante mille hectares dans la région de Longwood, à environ cent cinquante kilomètres au nord de Melbourne. Cette zone, recouverte de forêts anciennes, est particulièrement vulnérable.

La mesure exceptionnelle confère aux services de secours des prérogatives étendues, notamment la possibilité d’ordonner des évacuations obligatoires. Les autorités locales ont insisté sur l’impératif de sécurité pour les populations, appelant les résidents des secteurs à risque à quitter leurs domiciles sans délai. Trois personnes, dont un enfant, portées disparues dans le périmètre d’un incendie actif, ont pu être localisées saines et sauves.

Les bilans matériels restent provisoires mais déjà lourds. Au moins cent trente constructions, incluant des habitations et des dépendances, ont été réduites en cendres dans l’État de Victoria. Une dizaine de foyers principaux demeurent hors de contrôle et pourraient, selon les estimations des responsables de la protection civile, persister plusieurs jours, voire plusieurs semaines. La majorité des sinistres se concentre heureusement dans des territoires faiblement peuplés.

Plusieurs centaines de sapeurs-pompiers, renforcés par des équipes venues d’autres régions australiennes, sont engagés dans des opérations de lutte acharnée. Les phénomènes observés témoignent de l’intensité des feux. En début de semaine, le ciel nocturne s’est par endroits coloré d’une lueur orangée, tandis qu’un incendie a généré une telle énergie thermique qu’il a provoqué la formation d’un orage localisé.

Cette nouvelle crise incendiaire survient dans un contexte climatique marqué par un réchauffement significatif du continent. Les données scientifiques indiquent une hausse moyenne des températures de plus d’un degré et demi depuis le début du XXe siècle, un facteur qui contribue à l’aggravation et à la récurrence des événements météorologiques extrêmes. La situation rappelle, par son ampleur, les dramatiques feux de brousse qui avaient frappé la même région lors de l’été 2019-2020.

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