Monde
Au Honduras, l’urgence sociale éclipse la présidentielle
Dans un pays rongé par la précarité et l’insécurité, les électeurs se rendent aux urnes avec l’espoir ténu d’une amélioration de leur quotidien, tandis que les candidats peinent à proposer des solutions concrètes.
La campagne électorale hondurienne s’est déroulée sans véritable débat sur les problématiques fondamentales qui accablent la population. La violence endémique et la pauvreté structurelle, qui touche près de soixante pour cent des habitants, sont restées en marge des discours politiques. L’intervention du président américain Donald Trump, apportant son soutien au candidat de droite Nasry Asfura, a introduit une dimension internationale inattendue dans la compétition électorale. Cette prise de position a provoqué des réactions contrastées parmi les électeurs, certains y voyant une opportunité pour faciliter les migrations légales, d’autres la considérant comme une ingérence dans les affaires internes du pays.
Les transferts d’argent de la diaspora constituent un pilier essentiel de l’économie nationale, représentant près du tiers du produit intérieur brut. Cette dépendance vitale se heurte cependant à la politique migratoire restrictive des États-Unis, qui a entraîné le renvoi de dizaines de milliers de Honduriens cette année. Pour de nombreuses familles, ces expulsions signifient la perte de leur principale source de revenus, plongeant des communautés entières dans une précarité encore plus profonde.
Parallèlement, des initiatives locales tentent d’apporter des réponses à la violence des gangs qui sévit dans le pays. D’anciens membres de groupes criminels se consacrent désormais à la réinsertion de ceux qui souhaitent abandonner la délinquance. Ces efforts individuels contrastent avec l’absence de programmes gouvernementaux structurés pour accompagner la réhabilitation des anciens détenus. Le travail de terrain mené par certaines organisations religieuses représente souvent la seule alternative à la récidive, dans un contexte où les perspectives d’emploi demeurent extrêmement limitées.
Le prochain gouvernement devra faire face à des défis considérables, alors que la population exprime un besoin urgent de solutions concrètes pour améliorer ses conditions de vie. La question migratoire, indissociable des enjeux économiques et sécuritaires, constituera un dossier prioritaire pour les autorités nouvellement élues, dans un contexte international marqué par des relations complexes avec les États-Unis.
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