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Attaque meurtrière contre un poste frontalier pakistanais

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Trois membres des forces paramilitaires ont péri lors d’un assaut coordonné contre leur quartier général à Peshawar, illustrant la persistance des tensions sécuritaires dans cette région frontalière.

Un attentat-suicide a visé ce lundi le siège des forces de police frontalière dans la province du Khyber-Pakhtunkhwa, frontalière de l’Afghanistan. L’attaque a coûté la vie à trois paramilitaires et fait quatre blessés parmi les gardes postés à l’entrée du complexe. Selon les autorités locales, trois assaillants ont mené l’assaut aux alentours de huit heures du matin. L’un d’eux a actionné ses explosifs à l’extérieur, tandis que les deux autres ont réussi à pénétrer à l’intérieur des bâtiments avant d’être neutralisés par les forces de l’ordre.

Sur place, des traces évidentes de violents combats ont été observées, avec des impacts de balles sur les portes du quartier général et des restes humains éparpillés. Un témoin présent dans les environs au moment des faits a fait état d’une puissante explosion précédant des échanges de tirs. Les forces de sécurité ont rapidement bouclé le périmètre et lancé une opération de sécurisation pour vérifier l’absence de dispositifs explosifs résiduels.

Aucun groupe n’a encore revendiqué cette action, mais les soupçons se portent sur des réseaux insurgés opérant depuis le territoire afghan. Le premier ministre pakistanais a immédiatement condamné l’attaque, promettant que ses auteurs seraient « retrouvés et punis » et réaffirmant la détermination des autorités à éradiquer les menaces terroristes. Les médias publics ont pour leur part avancé que les assaillants seraient de nationalité afghane.

Cet incident s’inscrit dans un contexte de regain des violences au Pakistan, où douze attentats-suicides ont déjà été recensés depuis le début de l’année, causant plus de quatre-vingts morts. Les relations entre Islamabad et Kaboul restent tendues, le Pakistan accusant régulièrement son voisin de tolérer sur son sol des groupes armés responsables d’attaques contre ses forces. Malgré un cessez-le-feu récent, les négociations peinent à aboutir sur des mécanismes concrets de coopération sécuritaire, laissant persister un climat d’instabilité particulièrement marqué dans les zones frontalières.

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