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Asie du Sud-Est sous les eaux, la menace persiste

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Alors que les intempéries ont fait plus de 1 800 victimes dans la région, le Sri Lanka redoute de nouvelles précipitations tandis qu’en Indonésie, les appels à une aide accrue se multiplient.

Les autorités srilankaises ont lancé de nouvelles mises en garde ce dimanche face au risque de glissements de terrain, alors que des pluies torrentielles s’abattaient à nouveau sur des zones déjà ravagées par un cyclone. Le dernier bilan officiel fait état de 618 décès et 209 disparus dans le pays. Ces nouvelles intempéries compliquent les opérations de secours et de ravitaillement, notamment dans les régions montagneuses du centre, où l’accès reste extrêmement difficile. L’armée de l’air a dû mobiliser hélicoptères et avions pour approvisionner les communautés isolées.

À l’échelle régionale, le nombre de personnes ayant perdu la vie à la suite de cette série de tempêtes tropicales et de pluies de mousson dépasse désormais les 1 800, touchant l’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande et le Vietnam. Au Sri Lanka, le passage du cyclone Ditwah la semaine dernière a affecté plus de deux millions d’habitants, soit près d’un dixième de la population. Si le nombre de personnes déplacées dans des centres d’hébergement est redescendu à environ 100 000, le gouvernement a annoncé un vaste plan de reconstruction, estimant les besoins à plusieurs milliards de dollars pour un pays qui peine encore à se relever d’une grave crise économique.

De l’autre côté de l’océan Indien, en Indonésie, le bilan s’alourdit également, avec 916 morts et 274 disparus recensés. La province d’Aceh, sur l’île de Sumatra, figure parmi les zones les plus éprouvées. La visite du président Prabowo Subianto sur place ce dimanche a été accueillie avec une certaine amertume par une partie de la population. Des habitants ont exprimé leur frustration, estimant que les actions concrètes se faisaient attendre et réclamant une déclaration officielle de l’état de catastrophe nationale, qui permettrait de débloquer des moyens supplémentaires et une meilleure coordination.

Les autorités indonésiennes ont assuré que la gestion de la situation à Aceh constituait une priorité absolue, promettant notamment la réparation rapide des infrastructures critiques comme les ponts. Sur le terrain, les besoins les plus urgents restent l’accès à l’eau potable et aux produits de première nécessité pour des centaines de milliers de sinistrés. La communauté internationale commence à apporter son soutien, comme en témoigne l’arrivée d’un avion humanitaire birman au Sri Lanka, mais l’ampleur des dégâts laisse présager une longue et coûteuse phase de reconstruction.

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