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Culture

Antonin Tron dessine un nouveau chapitre pour Balmain

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Le nouveau directeur artistique de la maison française a présenté sa première collection, marquant un virage vers un prêt-à-porter plus fluide, lors d’une journée parisienne où Dries Van Noten, Courrèges et Stella McCartney ont également dévoilé leurs visions pour l’automne-hiver 2026.

Le troisième jour de la Fashion Week parisienne a été marqué par la première présentation d’Antonin Tron pour Balmain. Le créateur, nommé fin novembre à la suite du départ d’Olivier Rousteing, a installé son défilé dans un lieu chargé d’histoire cinématographique, une rue du 14e arrondissement où fut tournée la scène finale du film « À bout de souffle ». Les actrices Naomi Watts et Diane Kruger figuraient parmi les invités de ce moment attendu. L’univers proposé s’est éloigné des codes de glamour tapis rouge qui avaient caractérisé la maison ces dernières années, pour embrasser une esthétique rock et sensuelle, résolument ancrée dans le porté au quotidien.

Les silhouettes, moins structurées, ont défilé avec une aisance notable. La collection se distingue par son caractère immédiatement transposable, presque chaque tenue semblant conçue pour être portée en dehors des podiums. Antonin Tron, fondateur de la marque Atlein et ancien des maisons Givenchy, Louis Vuitton et Balenciaga, semble ainsi initier une ère plus accessible pour la griffe, tout en rendant hommage à la passion de son fondateur, Pierre Balmain, pour le septième art.

Ailleurs dans la capitale, d’autres maisons ont déployé leurs univers. Dries Van Noten a transporté son auditoire dans l’atmosphère feutrée d’un cottage anglais, avec des tailleurs en tweed, des doudounes légères et des jupes longues en satin. La palette, évoquant les teintes de la chasse et d’un feu de cheminée, a servi une collection où la poésie propre au créateur dialogue avec une certaine idée du confort hivernal. Julian Klausner, à la tête de la maison depuis décembre 2024, poursuit ainsi l’héritage d’une vision artistique singulière, loin des impératifs commerciaux les plus conventionnels.

La maison Courrèges, réveillée de son sommeil par Nicolas Di Felice, a pour sa part présenté une proposition plus sobre que lors des saisons précédentes. La scénographie épurée et un casting d’invités restreint ont suscité des interrogations quant à la situation de son investisseur, la holding Artemis de la famille Pinault. Sur les podiums, un tabou vestimentaire a été revisité, le mariage du bleu marine et du noir, décliné sur des matières mélangées comme le cuir et le coton. La marque a également rendu hommage à une tendance du moment avec le « Olsen tuck », un col montant emprunté à l’esthétique des sœurs Olsen.

L’après-midi s’est conclue par le spectacle imaginé par Stella McCartney près de la Fondation Louis Vuitton, dans le bois de Boulogne. La créatrice a transformé un manège en piste de défilé, où des mannequins vêtues de pantalons fuseaux et de cuissardes ont évolué aux côtés d’une quinzaine de chevaux. La musique de Björk et des extraits du film « Barry Lyndon » ont accompagné cette performance équestre. La collection, présentée comme un reflet de moments charnières pour la styliste, mettait en avant des alternatives véganes à la fourrure, de la dentelle vintage et des pièces confectionnées à partir de matières durables à 93%. Un débardeur hommage à son père, Paul McCartney, arborant l’inscription « My Dad is a Rock Star », a clos la présentation.

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