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Ankara face à une crise hydrique historique

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La capitale turque subit des restrictions d’eau prolongées, une situation que les autorités locales attribuent à une sécheresse sans précédent et à la pression démographique, rejetant les accusations de mauvaise gestion.

Les robinets de nombreux quartiers d’Ankara restent à sec pendant de longues heures chaque jour. Un système de rotation a été instauré pour préserver les réserves, contraignant une partie des habitants à se ravitailler aux fontaines publiques. Des files d’attente se forment régulièrement, les usagers venant remplir des bidons et des récipients de toutes sortes.

Selon les services municipaux, cette pénurie est la conséquence directe d’un déficit pluviométrique exceptionnel. L’année 2025 a enregistré des niveaux de sécheresse inédits depuis un demi-siècle. Les apports en eau dans les barrages alimentant la ville ont chuté de manière dramatique, ne représentant plus qu’une fraction des volumes habituels. Le taux de remplissage de ces réservoirs serait tombé sous la barre des deux pour cent.

La municipalité, dirigée par l’opposition, met en avant des facteurs structurels. Elle évoque l’impact du changement climatique, marqué par une baisse et une irrégularité des précipitations, ainsi que par la raréfaction de la neige. L’urbanisation accélérée de ces dernières décennies, qui a vu la population de l’agglomération doubler, aggrave la situation en limitant l’infiltration des eaux dans les sols.

Ces explications n’ont pas convaincu le pouvoir central. Le chef de l’État a récemment fustigé ce qu’il a qualifié d’incapacité de l’administration locale à gérer la crise. Les édiles municipaux rétorquent que des mesures techniques, comme le pompage des eaux profondes des barrages, permettent d’éviter les coupures totales, notamment durant le week-end. Ils avertissent cependant que sans pluies significatives, la situation de tension persistera.

Cette crise ne se limite pas à la région d’Ankara. D’autres grandes villes turques, à l’instar d’Izmir sur la côte égéenne, appliquent également des restrictions d’eau depuis plusieurs mois, témoignant de l’ampleur nationale du phénomène de sécheresse.

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