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Europe

Allemagne: les deux favoris à la succession de Merkel veulent une UE plus forte

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Les deux favoris à la succession d’Angela Merkel, au coude à coude dans les sondages, ont appelé jeudi à un renforcement de l’Union européenne face à la  Chine et aux Etats-Unis, lors de l’ultime débat d’une campagne électorale totalement indécise.

L’écart s’est encore resserré entre les sociaux-démocrates d’Olaf Scholz, légèrement en tête avec 25%, et les chrétiens-démocrates d’Armin Laschet, crédités, avec 23%, d’un score historiquement bas, selon un sondage pour la chaîne publique ZDF publié jeudi soir.

Le vote est suivi de près, en Europe et dans le monde, par des partenaires inquiets d’une paralysie de l’Allemagne pendant des mois de tractations pour former une coalition et le premier gouvernement de l’après-Merkel.

Un dernier débat jeudi soir entre les dirigeants des sept grands partis n’a pas permis d’y voir plus clair, notamment sur la formation du futur attelage de deux, voire trois partis, qui prendra dans les prochains mois les commandes de l’Allemagne.

« Irritation »

« Quand tout le monde parle, personne ne dit rien », a résumé l’hebdomadaire Der Spiegel au terme des 90 minutes d’échanges.

Cette ultime rendez-vous télévisé a toutefois livré des enseignements sur les futures orientations diplomatiques de la première puissance économique européenne, un sujet jusqu’ici peu présent dans la campagne électorale.

Un consensus semble ainsi se former sur la nécessité de renforcer la « souveraineté européenne », des termes utilisés par les deux favoris.

Dans un « monde qui comptera bientôt 10 milliards », il est important de façonner une « Union européenne forte, car sinon nous ne jouerons pas de rôle », a prévenu M. Scholz, actuel vice-chancelier et possible futur chef du gouvernement.

Le grand argentier du gouvernement Merkel a notamment dit « comprendre l’irritation » de la France après l’annulation par l’Australie d’un important contrat de sous-marins. M. Scholz a aussi réitéré son attachement à l’Otan, que rejette la gauche radicale Die Linke, partenaire potentiel de coalition.

« Nous avons besoin de plus d’Europe, nous devons parler d’une seule voix, nous devons lancer des projets communs et des projets d’armement afin d’être en mesure d’agir une fois que les Etats-Unis se seront retirés, et c’est une tâche que le prochain gouvernement devra accomplir », a renchéri son adversaire Armin Laschet, qui tente de rattraper son retard dans les sondages.

Cette élection pourrait en effet porter un coup dur aux conservateurs de Mme Merkel qui jusqu’à présent avaient toujours récolté plus de 30% des suffrages lors des législatives.

Leur chef de file a les plus grandes difficultés à marcher dans les pas d’une chancelière à la popularité inentamée.

Dirigeant de la plus peuplée des régions allemandes, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest), cet homme affable mais gaffeur de 60 ans peine à convaincre jusque dans son propre camp.

Il risque de faire subir à son camp une défaite historique, le privant de la chancellerie et, pire, l’éjectant du futur gouvernement.

En face, les sociaux-démocrates ont le vent en poupe: après avoir enchaîné plusieurs revers électoraux ces dernières années, le SPD a su inverser la tendance depuis le début de l’année et l’investiture de son candidat de 63 ans, Olaf Scholz, actuel vice-chancelier et ministre des Finances.

Peu charismatique, ce tenant de l’aile centriste des sociaux-démocrates a jusqu’ici effectué une campagne sans faute, allant jusqu’à se présenter lui-même comme le vrai successeur de Mme Merkel.

Les écologistes menés par Annalena Baerbock, 40 ans, devraient jouer un rôle clé dans le futur gouvernement, même si leur troisième place dans les intentions de vote est une déception pour les militants.

La co-dirigeante du parti n’a pas caché sa préférence pour une coalition avec les sociaux-démocrates mais son parti n’exclut pas de travailler avec les conservateurs, comme il le fait déjà dans certaines Länder allemands.

Des mois de négociations ?

Tous les partis ont jusqu’ici exclu de s’associer avec l’extrême droite AfD mais une autre formation, les libéraux du FDP, crédités de 12% des intentions de vote, se profile en faiseur de roi.

Ils pourraient être le pivot d’une alliance à trois avec écologistes et conservateurs ou sociaux-démocrates.

Les options de coalition pourraient être nombreuses et les négociations durer des mois, pendant lesquels Angela Merkel et ses ministres traiteront les affaires courantes.

En 2017, il avait fallu pas moins de cinq mois pour que l’Allemagne se dote d’une coalition et que le nouvel exécutif puisse se mettre au travail.

Europe

Européennes: Manon Aubry (LFI) dénonce le « racket social » du gouvernement

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Européennes: Manon Aubry (LFI) dénonce le "racket social" du gouvernement

À Montpellier ce dimanche, Manon Aubry, tête de liste des Insoumis aux élections européennes, a vivement critiqué ce qu’elle a qualifié de « racket social » perpétré par le gouvernement.

Lors d’un meeting à Montpellier dimanche, Manon Aubry, tête de liste des Insoumis aux élections européennes, a vivement critiqué ce qu’elle a qualifié de « racket social » perpétré par le gouvernement. Elle a appelé à faire des élections du 9 juin un « référendum contre ces nouvelles règles d’austérité ».

Manon Aubry a vivement critiqué les politiques d’austérité imposées par l’Union européenne et mises en œuvre par le gouvernement français. Elle a également accusé une alliance entre macronistes, la droite et les socialistes d’avoir voté en faveur d’un pacte asile-immigration qu’elle qualifie d' »infâme ».

De plus, elle a qualifié le programme du Rassemblement National de « vide sidéral », reprochant à leur tête de liste, Jordan Bardella, de ne pas avoir déposé suffisamment d’amendements lors de son mandat au Parlement européen.

Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a également pris la parole pour critiquer le candidat des socialistes, Raphaël Glucksmann, l’accusant de vouloir « une élection sans le peuple pour préparer le retour de François Hollande ».

Le meeting a également été marqué par les propos de Rima Hassan, militante franco-palestinienne controversée, appelant à mettre fin à l’accord d’association entre l’UE et Israël, conditionné selon elle au respect des droits humains.

Ce meeting à Montpellier, ville où Jean-Luc Mélenchon avait obtenu un fort soutien lors de la présidentielle de 2022, a rassemblé environ 1 000 personnes selon les organisateurs. Depuis leur premier meeting à Villepinte le mois dernier, les Insoumis ont prévu 60 réunions publiques à travers la France.

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Économie

Pour contrer les produits chinois en Europe, la France défend l’idée de «préférence européenne»

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Pour contrer les produits chinois en Europe, la France défend l'idée de «préférence européenne»

Pour préserver l’industrie européenne face aux puissances américaine et chinoise, les Vingt-Sept doivent « éliminer les charges administratives inutiles », ont fait valoir ce lundi les ministres allemand et français de l’Économie et italien des Entreprises, lors d’une réunion organisée à Meudon.

Les ministres de l’Économie français, italien et allemand se sont réunis le lundi 8 avril en région parisienne pour définir une politique industrielle commune, notamment dans des secteurs clés tels que l’intelligence artificielle et la transition énergétique.

Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, a souligné le déficit commercial croissant entre la Chine et l’Europe, qui a triplé au cours des dix dernières années, passant de 100 à 300 milliards d’euros. Il a mis en avant l’inondation du marché européen par des produits chinois, notamment dans les domaines des panneaux solaires, des voitures électriques et des batteries.

Pour rééquilibrer la balance commerciale, Bruno Le Maire a proposé d’imposer une préférence européenne dans les marchés publics, suggérant des quotas de contenu européen allant jusqu’à 60% dans les appels d’offres, ainsi que des normes environnementales et de qualité plus strictes.

Si l’Italie soutient cette position, le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck, s’est montré plus réservé. Il a exprimé des préoccupations quant au protectionnisme, soulignant l’importance de l’ouverture des marchés et de la mondialisation. L’Allemagne, exportatrice majeure vers la Chine, craint les mesures de rétorsion et souhaite éviter une escalade dans les tensions commerciales avec Pékin.

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Europe

Relève de la garde croisée entre l’Élysée et Buckingham pour célébrer les 120 ans de l’Entente cordiale

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Relève de la garde croisée entre l'Élysée et Buckingham pour célébrer les 120 ans de l'Entente cordiale

Pour célébrer les 120 ans de l’Entente cordiale entre la France et le Royaume-Uni les deux pays organisent lundi une relève croisée entre l’Élysée et Buckingham Palace.

Signé en 1904, l’accord de l’Entente cordiale a joué un rôle crucial dans l’amélioration des relations franco-britanniques après les guerres napoléoniennes, établissant ainsi un fondement solide pour l’alliance entre les deux pays au sein de l’Otan.

Des Grenadiers de la maison royale britannique ont participé au cérémonial de la relève de la garde dans la cour d’honneur du Palais de l’Élysée, en présence du président français Emmanuel Macron et de l’ambassadrice du Royaume-Uni en France, Menna Rowlings. Pendant ce temps, les gardes français ont effectué le même rituel devant le palais de Buckingham, résidence du roi Charles III.

Pour la première fois dans l’histoire de l’Élysée, une troupe étrangère a été invitée à participer à ce rituel militaire, souligne la présidence française.

La cérémonie à Buckingham Palace a été suivie par des membres de la famille royale britannique, dont le duc et la duchesse d’Édimbourg, le prince Édouard et son épouse Sophie, accompagnés des chefs d’état-major britannique et français.

L’événement marque également la première participation d’un pays non membre du Commonwealth à la cérémonie de relève de la garde, habituellement réservée aux anciennes colonies britanniques anglophones.

La signature de l’Entente cordiale en 1904 a été un tournant majeur dans l’histoire franco-britannique, préparant le terrain à leur alliance pendant la Première Guerre mondiale.

Cette célébration souligne les liens historiques forts entre la France et le Royaume-Uni, malgré les tensions et les antagonismes qui ont parfois marqué leur relation au fil du temps.

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