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Al-Hol, un camp sous tension après le retrait kurde

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La situation sécuritaire reste incertaine dans le plus vaste centre de rétention pour familles de djihadistes en Syrie, où les organisations internationales peinent à reprendre leurs activités humanitaires depuis le changement de garde des forces armées.

Le camp d’al-Hol, dans le nord-est syrien, connaît une phase de transition délicate. Les Forces démocratiques syriennes, dominées par les Kurdes, s’en sont retirées mardi sous la pression de l’armée gouvernementale. Les troupes de Damas ont pris position le lendemain, dans le cadre d’une offensive plus large visant à consolider le contrôle de l’État sur cette région. Ce mouvement a créé un intervalle sécuritaire dont ont profité un nombre indéterminé de détenus pour s’échapper, selon des sources humanitaires.

L’accès au site, qui héberge plus de vingt-trois mille personnes, est désormais restreint. Le Haut-Commissariat aux réfugiés a indiqué ne pas avoir pu pénétrer dans l’enceinte ces derniers jours en raison des conditions instables. Les distributions de pain ont été suspendues, bien qu’une livraison d’eau par camion ait pu être effectuée jeudi. Les organisations non gouvernementales présentes sur place se sont retirées, certains de leurs locaux ayant été incendiés par des résidents du camp.

La population d’al-Hol est principalement composée de femmes et d’enfants, avec près de quinze mille Syriens, plus de deux mille Irakiens et environ six mille deux cent quatre-vingts ressortissants d’autres pays, dont des Occidentaux. Le sort de ces derniers demeure incertain, plusieurs États refusant leur rapatriement. Parallèlement, les États-Unis ont initié un transfert de détenus affiliés à l’organisation État islamique vers l’Irak, où des procédures judiciaires ont été engagées.

Ailleurs dans la région, les forces kurdes ont également évacué la prison d’Al-Aqtan à Raqqa, où elles gardaient des prisonniers de l’EI. Près de huit cents combattants ont quitté les lieux sous escorte de l’armée syrienne, qui en a pris le contrôle. Un cessez-le-feu global est en vigueur depuis mardi soir entre les belligérants, marquant une recomposition significative du paysage sécuritaire dans le nord-est syrien.

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