Politique
Agnès Pannier-Runacher, une main verte dans un champ de contraintes
Pour la troisième fois, cette fidèle de la majorité présidentielle reprend les rênes d’un ministère dont les prérogatives ont été sensiblement réduites, entre défis budgétaires et arbitrages politiques.
Agnès Pannier-Runacher conserve le portefeuille de la Transition écologique, une fonction qu’elle occupe sans discontinuer depuis septembre 2024. Membre de l’aile gauche des soutiens d’Emmanuel Macron, cette haute fonctionnaire de cinquante et un ans a intégré tous les gouvernements successifs depuis 2018. Son parcours ministériel l’a précédemment conduite à l’Énergie et à l’Agriculture, avant qu’elle ne se voie confier les questions climatiques et environnementales.
Le paysage institutionnel a toutefois évolué depuis sa première nomination. Les compétences en matière énergétique, considérées comme essentielles à la décarbonation, ont été retirées à son ministère. En contrepartie, la mer, la forêt et la pêche ont rejoint son champ d’action. Malgré ces ajustements, la ministre a su faire aboutir plusieurs textes majeurs, à l’image du troisième plan national d’adaptation au changement climatique. Elle a parallèlement dû composer avec des restrictions budgétaires affectant son administration, au point d’envisager à plusieurs reprises de remettre sa démission.
Connue pour son opiniâtreté, Agnès Pannier-Runacher n’hésite pas à défendre ses positions, y compris face à des collègues du gouvernement. Elle a ainsi vivement critiqué les prises de position qu’elle jugeait « irresponsables » sur l’arrêt du financement des énergies renouvelables. La ministre s’est également employée à protéger des organismes comme l’Ademe ou l’Office français de la biodiversité, régulièrement contestés par certaines franges politiques.
Diplômée d’HEC et de Sciences Po, cette ancienne inspectrice des Finances a d’abord exercé dans le secteur public avant de rejoindre le privé en 2011. Son entrée en politique date de 2017, lorsqu’elle apporte son soutien à Emmanuel Macron. Après un passage par le secrétariat d’État à l’Économie, elle prend la tête du ministère de l’Industrie en 2020, où elle doit gérer les conséquences de la pandémie. C’est cependant au ministère de la Transition énergétique, créé en 2022, qu’elle acquiert une notoriété publique, portant la relance du nucléaire et faisant face à la crise des prix de l’énergie.
Sur la scène internationale, elle a défendu les intérêts français lors des négociations sur le marché européen de l’électricité et représenté la position nucléaire française à la COP28. Élue députée d’Arras en 2024, elle renonce à siéger pour se consacrer pleinement à ses fonctions gouvernementales. Son expertise technique et son approche jugée accessible lui valent une reconnaissance dans les milieux de l’énergie et de l’environnement.
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