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Retour sur les terres dévastées du Liban après l’annonce d’une trêve

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Après six semaines de combats, un arrêt des hostilités a permis à des milliers de personnes déplacées de regagner, ce vendredi, leurs villages et quartiers en ruine. La population, en dépit des mises en garde, a afflué vers le sud du pays et la banlieue de la capitale.

Un calme précaire s’est installé dans le sud du Liban et la banlieue sud de Beyrouth. L’entrée en vigueur d’une suspension des combats, dans la nuit de jeudi à vendredi, a ouvert la voie au retour des habitants ayant fui les affrontements. Dès les premières heures, une noria de véhicules chargés d’effets personnels a convergé vers les zones les plus touchées, créant d’importants embouteillages aux points de passage, comme le pont de Qasmiyeh, récemment réparé après des dommages.

Sur place, le spectacle est celui de la désolation. Des immeubles éventrés, des infrastructures endommagées et des rues jonchées de débris accueillent des familles découvrant l’ampleur des destructions. « L’essentiel est de retrouver notre terre, même si notre maison n’est plus », confie un père de famille, résumant le sentiment de nombreux revenants qui bravent les consignes de prudence. L’armée israélienne avait pourtant recommandé de ne pas réintégrer la zone au sud du Litani, affirmant maintenir son dispositif le long de la frontière.

Cette trêve, d’une durée prévue de dix jours, constitue un élément clé des discussions diplomatiques en cours. Elle a été présentée comme une condition préalable à la poursuite des pourparlers entre Téhéran et Washington, dans le cadre plus large du conflit régional. Les autorités libanaises ont salué cette pause, tout en appelant à la vigilance face à d’éventuelles violations. Quelques incidents ont d’ores et déjà été signalés dans les heures ayant précédé le cessez-le-feu.

Le bilan humain de cette période de violences reste lourd. Les frappes ont provoqué la mort de plusieurs milliers de personnes et contraint près d’un million de civils à l’exode, selon les estimations des organisations internationales. Alors que les négociations se poursuivent sous médiation pakistanaise, les espoirs d’une résolution durable mais complexe se heurtent aux exigences de chaque partie, notamment concernant le statut des factions armées au Liban.

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