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Politique

La Tchéquie s’apprête à réformer en profondeur le financement de ses médias publics

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_**Le gouvernement propose de remplacer la redevance par un budget d’État, une mesure dénoncée par l’opposition comme une menace pour l’indépendance éditoriale.**_

Le ministre tchèque de la Culture a dévoilé un projet de loi visant à transformer le modèle économique de la radiodiffusion publique. Ce texte prévoit de supprimer la redevance audiovisuelle, en vigueur depuis des décennies, pour la remplacer par une subvention directe inscrite au budget de l’État. Selon l’exécutif, cette réforme mettrait fin à un système jugé archaïque et coûteux à percevoir.

Cette initiative législative, qui doit encore être examinée par le parlement pour une application potentielle en 2027, suscite une vive controverse. Les partis d’opposition et plusieurs organisations professionnelles y voient un risque majeur pour l’autonomie des rédactions de la télévision et de la radio nationales. Ils craignent que cette dépendance financière accrue ne les expose davantage aux pressions politiques, dans un contexte où la coalition au pouvoir inclut des formations nationalistes et eurosceptiques.

Des manifestations d’ampleur avaient d’ailleurs rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Prague au printemps dernier, exprimant leur inquiétude face à cette évolution. Les critiques pointent une similitude avec des politiques menées dans d’autres pays de la région, perçues comme restrictives pour la liberté de la presse. Le gouvernement, quant à lui, affirme que le nouveau cadre juridique contiendra des garde-fous pour empêcher toute ingérence dans les contenus.

Parallèlement, une proposition distincte émanant de la majorité parlementaire vise à exonérer de la redevance, pendant la période de transition, les jeunes de moins de vingt-six ans, les seniors de plus de soixante-quinze ans ainsi que les entreprises. Cette mesure, présentée comme un allègement, est jugée précipitée et source de confusion par les détracteurs du projet global, qui dénoncent une approche désordonnée.

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