Politique
La commission d’enquête sur l’audiovisuel public clôt le différend Dati-Complément d’enquête

Le président de la commission parlementaire a estimé que les éléments examinés ne permettaient pas de mettre en cause la bonne foi des protagonistes, mettant ainsi un terme à une controverse publique.
Le député Jérémie Patrier-Leitus, qui préside la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a apporté un éclairage décisif sur le litige opposant Rachida Dati à l’émission « Complément d’enquête ». Après avoir examiné des éléments de correspondance transmis par les deux parties, l’élu a conclu que ces documents attestaient de leur bonne foi respective. Cette analyse, rendue publique lundi, semble clore un épisode conflictuel ayant éclaté lors des auditions parlementaires.
L’affaire avait pris corps début février lorsque l’ancienne ministre de la Culture, alors candidate à la mairie de Paris, avait formulé des accusations précises devant les députés. Elle affirmait qu’un intermédiaire lié au magazine d’investigation de France Télévisions avait proposé une rémunération à un membre de sa famille en échange d’informations la concernant. Les responsables de l’émission avaient catégoriquement démenti ces allégations lors de leur propre audition, niant toute proposition financière.
Face à des déclarations contradictoires faites sous serment, le président de la commission avait évoqué la possibilité d’une saisine de la justice pour vérifier la véracité des témoignages. L’examen des pièces complémentaires demandées aux deux camps a finalement conduit à une issue différente. Selon Jérémie Patrier-Leitus, les échanges consultés ne permettent pas de remettre en cause la sincérité des versions présentées par Rachida Dati et par l’équipe de « Complément d’enquête ».
Cette conclusion intervient à la veille de la fin des travaux de la commission, dont le mandat portait sur la neutralité et le financement du service public audiovisuel. L’épisode, bien que distinct de l’objet principal de l’enquête parlementaire, avait retenu l’attention en raison de la personnalité des acteurs impliqués et de la gravité des accusations initiales. Le dossier est désormais considéré comme clos par la commission, sans qu’aucune suite judiciaire ne soit envisagée.

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