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Une avancée franco-japonaise en cryptographie dévoilée devant le chef de l’État

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À Tokyo, une équipe de chercheurs a présenté à Emmanuel Macron une démonstration inédite de sécurisation de données, fondée sur l’utilisation de molécules d’ADN synthétique.

Une démonstration technique a été réalisée ce mercredi dans un laboratoire de la capitale japonaise. Sous les yeux du président français, un document a été transmis de manière sécurisée entre Paris et Tokyo. Cette transmission reposait sur l’emploi de deux clés cryptographiques identiques, générées séparément dans chaque ville à partir d’ADN artificiel. L’une a servi au chiffrement, l’autre au déchiffrement du message.

Les responsables scientifiques ont souligné le potentiel considérable de l’ADN comme support de stockage de l’information. Quelques grammes de cette molécule pourraient contenir des volumes de données monumentaux, offrant une solution durable face aux défis futurs de l’archivage numérique. Le chef de l’État a salué une innovation au potentiel de développement très important.

Cette approche, fruit d’une collaboration entre des institutions françaises et l’Université de Tokyo, propose une alternative aux méthodes de cryptographie quantique pour la protection des communications sensibles. Elle exploite les propriétés physiques de l’ADN synthétique, dépourvu de fonction biologique, pour produire des clés de chiffrement. Ces clés, pour être totalement sûres, doivent être aussi longues que le message, parfaitement aléatoires et à usage unique, des conditions que cette technologie permet de remplir.

La densité et la stabilité exceptionnelles de l’ADN permettent de générer et de partager à l’avance entre correspondants un stock considérable de ces clés, pouvant être conservé pendant des décennies. Lors d’un échange, des séquenceurs analysent les molécules pour les convertir en code binaire. Ce processus permet de coder, d’envoyer et de décoder des messages de plusieurs centaines de mégaoctets. Les chercheurs affirment avoir développé des mécanismes capables de détecter toute tentative d’interception avant même l’utilisation de la clé.

Contrairement aux systèmes quantiques, dont la mise en œuvre sur de longues distances reste complexe en raison de la fragilité des particules utilisées, cette méthode permettrait un échange sécurisé de clés à l’échelle globale. Elle vise à répondre à la vulnérabilité croissante des codes cryptographiques classiques face à la puissance de calcul grandissante des ordinateurs.

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