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Économie

L’école publique en première ligne des coupes budgétaires

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Le mouvement de contestation contre les suppressions de postes dans l’Éducation nationale a donné lieu à un vif échange politique à l’Assemblée. Les parlementaires de La France insoumise ont vivement interpellé le Parti socialiste sur son rôle dans l’adoption du budget en cause.

Plusieurs rassemblements ont mobilisé le corps enseignant ce mardi pour protester contre la diminution programmée des effectifs. Le ministère évoque un taux de participation de 10%, un chiffre contesté par les organisations syndicales qui l’estiment trois fois supérieur. Ces manifestations visent la suppression de près de deux mille postes dans le premier degré et de plus de mille trois cents dans le secondaire.

À l’occasion d’une conférence de presse, la présidente du groupe parlementaire de La France insoumise a qualifié cette journée de symbole d’une politique aux effets délétères. Elle a pointé la responsabilité des députés qui, en refusant de censurer le gouvernement, ont selon elle permis l’adoption du texte budgétaire entraînant ces réductions. Le ton est monté d’un cran avec les interventions d’autres élus du même groupe, interrogeant directement les socialistes sur leur absence lors du vote crucial.

De son côté, le Parti socialiste a publié un communiqué pour dénoncer l’insuffisance des moyens alloués à l’école publique. Il a réaffirmé la nécessité de doter l’institution de ressources à la mesure de ses missions. Cette prise de position n’a pas convaincu les insoumis, qui lui ont rappelé que le budget en question, prévoyant la suppression de quatre mille postes à horizon 2026, avait reçu son assentiment. Seules les académies de Mayotte et de Guyane seraient épargnées par ces mesures.

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