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Culture

La haute couture parisienne cultive son jardin malgré les tensions internationales

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Malgré un contexte géopolitique tendu, les défilés de la Fashion Week se sont poursuivis à Paris, avec une présentation printanière pour Dior et une soirée très attendue pour Saint Laurent.

Le calendrier de la mode parisienne a respecté son programme, mardi, avec une succession de présentations féminines. L’après-midi a été marqué par le deuxième défilé de Jonathan Anderson pour la maison Dior, une proposition imprégnée de références botaniques. La soirée était quant à elle réservée à Anthony Vaccarello pour Saint Laurent, à l’occasion des dix ans du créateur à la tête de la griffe.

L’événement Dior s’est déroulé sous une verrière, au cœur du jardin des Tuileries, un cadre baigné de soleil où le bassin de l’Octogone offrait un écho aquatique aux thèmes floraux de la collection. Une assistance réunissant des personnalités du cinéma et de la musique a pu observer les créations défiler. Les organisateurs de la semaine avaient précédemment indiqué qu’aucun changement de programme n’était envisagé, malgré la situation internationale, tout en maintenant une vigilance accrue.

La collection présentée par Jonathan Anderson a été perçue comme une interprétation contemporaine des codes historiques de la maison. Le tailleur Bar, pièce iconique, a été révisé avec des basques structurées et des jupes courtes à godets. Le vestiaire, mêlant smokings, sarouels et redingotes, a été décrit comme post-romantique. L’inspiration végétale, en hommage à la passion de Christian Dior pour la nature, s’est exprimée à travers des motifs de lotus et des détails floraux, conférant à l’ensemble une fraîcheur et une fluidité nouvelles. Le directeur artistique, qui supervise désormais l’ensemble des lignes de la maison, semble ainsi affirmer sa grammaire personnelle tout en honorant l’héritage de la marque.

Le point d’orgue de la journée était fixé en soirée, avec la présentation Saint Laurent autour de la fontaine du Trocadéro. Cet événement revêtait une importance particulière puisqu’il célébrait une décennie de direction artistique pour Anthony Vaccarello. Le créateur belge, dont la vision minimaliste et acérée a d’abord suscité des débats avant de s’imposer, était attendu pour une démonstration de force à l’occasion de cet anniversaire.

La semaine de la mode doit se poursuivre dans les prochains jours avec les présentations de plusieurs maisons de luxe, dont certaines connaissent des changements de direction artistique. Ces défilés parisiens confirment ainsi la résilience du calendrier de la mode, qui maintient son cap créatif tout en étant conscient des réalités extérieures.

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