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Maliki dénonce les pressions américaines sur le processus politique irakien

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L’ancien chef du gouvernement, en lice pour retrouver ses fonctions, a qualifié les récentes déclarations de l’ancien président américain d’ingérence inacceptable dans les affaires souveraines de l’Irak.

Le principal candidat au poste de Premier ministre, Nouri al-Maliki, a fermement condamné ce qu’il a décrit comme une immixtion des États-Unis dans le processus de formation du gouvernement. Cette réaction fait suite à des propos publics de l’ancien président Donald Trump, qui avait indiqué que Washington retirerait son soutien à l’Irak en cas de retour de l’ancien dirigeant à la tête du pays. Des manifestations de soutien au candidat ont eu lieu à Bagdad, où des symboles américains ont été brûlés.

Dans une réponse publiée sur les réseaux sociaux, l’homme politique irakien a rejeté ces déclarations, les qualifiant de violation des principes démocratiques. Il a affirmé son engagement à servir exclusivement les intérêts de la nation irakienne. Perçu comme une figure ayant des liens étroits avec Téhéran, Maliki avait quitté le pouvoir en 2014, une décision survenue dans un contexte de pressions internationales.

Sa candidature vient récemment de recevoir l’aval de la principale alliance parlementaire chiite, le Cadre de coordination, ce qui renforce considérablement ses chances de succès. Cette évolution suscite des inquiétudes à Washington, où des responsables ont exprimé leurs réserves quant à la formation d’un exécutif jugé trop aligné sur l’Iran. Des contacts diplomatiques auraient été engagés avec les autorités irakiennes actuelles pour faire part de ces préoccupations.

La situation crée des tensions au sein de la classe politique irakienne, où des réunions sont envisagées pour discuter de l’impact des prises de position étrangères. Certaines sources évoquent des divisions internes au sein de l’alliance majoritaire, bien que le soutien à Maliki semble pour l’instant prévaloir. La désignation du prochain chef de gouvernement intervient dans un environnement régional complexe, marqué par des rivalités géopolitiques accrues.

Parmi les dossiers épineux qui attendent le futur Premier ministre figure la question des factions armées pro-iraniennes, dont le désarmement est une exigence ancienne des États-Unis. Washington dispose par ailleurs de leviers économiques significatifs, ayant déjà imposé des sanctions à plusieurs entités irakiennes. L’économie nationale, encore fragile après des années d’instabilité, pourrait pâtir de mesures de rétorsion supplémentaires, alors que le pays tentait de retrouver un certain équilibre.

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