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Économie

ArcelorMittal et EDF scellent un partenariat stratégique pour l’électricité décarbonée

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Le sidérurgiste mondial et l’électricien public ont officialisé un accord de fourniture d’énergie nucléaire sur près de deux décennies, un pas important dans la sécurisation de l’approvisionnement industriel et la transition bas carbone.

ArcelorMittal et EDF ont conclu un contrat de fourniture d’électricité d’origine nucléaire pour une durée de dix-huit ans. Cet engagement, formalisé le 26 décembre, vise à approvisionner les installations françaises du géant de l’acier. Il concrétise une lettre d’intention signée au début de l’année 2024 et représente une pierre angulaire dans la stratégie énergétique du groupe sur le territoire national.

Le dispositif, connu sous le nom de contrat d’approvisionnement en électricité nucléaire, garantit à l’industriel une part de la puissance du parc nucléaire exploité par EDF. Ce mécanisme permet à ArcelorMittal de verrouiller son accès à une électricité compétitive et faible en émissions de carbone pour les décennies à venir. Les premières livraisons d’énergie dans ce cadre ont débuté au 1er janvier 2026. Les volumes précis concernés par l’accord n’ont pas été dévoilés par les deux entreprises.

Pour le sidérurgiste, cet accord est un levier essentiel. Il sécurise la compétitivité future de sa production d’acier en France, en s’appuyant sur une énergie bas carbone. Du côté d’EDF, ce partenariat avec un acteur majeur de l’industrie lourde s’inscrit dans une double dynamique. Il participe à la décarbonation du secteur industriel tout en renforçant la souveraineté énergétique du pays.

Cette annonce intervient dans un contexte d’attente concernant les investissements de décarbonation promis par ArcelorMittal pour ses hauts fourneaux de Dunkerque. Le groupe avait réaffirmé au printemps 2025 son intention d’y consacrer 1,2 milliard d’euros, tout en conditionnant ces projets à la mise en place de mesures de défense commerciale au niveau européen. La confirmation définitive de ces engagements financiers se fait toujours attendre, nourrissant une certaine vigilance parmi les partenaires sociaux.

Les contrats de ce type, adossés au parc nucléaire historique, constituent un instrument clé de la politique énergétique française. Ils offrent aux grands consommateurs industriels une visibilité tarifaire sur le long terme, en échange d’une prise en charge d’une partie des risques liés à la production. Initialement réservés aux sites les plus énergivores, leur accès a été élargi fin 2023 à d’autres entreprises aux besoins électriques significatifs. Pour EDF, ces engagements commerciaux de durée contribuent à sécuriser ses revenus face aux importants investissements requis par le programme nucléaire, tout en répondant aux objectifs de maintien de la compétitivité industrielle.

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