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Économie

L’ombre de Washington plane sur Caracas après la capture de l’ancien président

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Le chef de l’État américain adresse un avertissement sans ambiguïté à la nouvelle dirigeante par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, tandis que son administration évoque l’exploitation des immenses réserves pétrolières du pays.

La situation au Venezuela demeure extrêmement tendue à la suite de l’opération militaire ayant conduit à l’arrestation de l’ancien président Nicolas Maduro. Depuis sa résidence en Floride, le président américain a fait savoir que toute résistance de la part des autorités de transition à Caracas serait sévèrement sanctionnée. Il a laissé entendre que les conséquences pour la présidente par intérim pourraient dépasser en gravité le sort réservé à son prédécesseur, actuellement détenu et attendu devant la justice fédérale américaine.

Les déclarations du secrétaire d’État, Marco Rubio, ont toutefois semblé modérer le ton, insistant sur le fait que les États-Unis comptaient sur la coopération des dirigeants locaux pour mettre en œuvre les exigences de Washington. Il a néanmoins rappelé que des outils de pression, comme l’embargo sur les hydrocarbures, resteraient activés pour préserver les intérêts américains. Le ministre de la Défense vénézuélien a pour sa part confirmé la reconnaissance de Delcy Rodriguez par l’armée et appelé la population au calme, qualifiant l’arrestation de Maduro d’acte de « lâcheté ».

La question des immenses ressources pétrolières du pays, les premières au monde en termes de réserves prouvées, apparaît au cœur des préoccupations américaines. L’administration a clairement indiqué son intention de permettre aux compagnies pétrolières occidentales d’accéder à ces gisements, estimant que Caracas n’avait plus les capacités de les exploiter seul. Cette perspective suscite déjà un vif intérêt de la part des industriels du secteur.

Sur le plan diplomatique, l’action unilatérale des États-Unis continue de provoquer de vives réactions. De nombreuses capitales, dont celles de la Chine, de la Russie et de plusieurs pays européens, ont dénoncé une violation du droit international et du principe de souveraineté des États. Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies a été convoquée à la demande du Venezuela. Seuls quelques alliés traditionnels de Washington ont exprimé leur soutien à l’opération.

À l’intérieur du pays, la vie semble reprendre un cours précaire, sous étroite surveillance. Si des manifestations de soutien à l’ancien pouvoir ont eu lieu, une partie importante de la diaspora vénézuélienne, établie à l’étranger après des années de crise, a célébré la chute de Maduro. L’avenir politique immédiat du Venezuela reste incertain, les autorités américaines ayant jugé prématuré d’évoquer la tenue d’élections, priorisant d’abord, selon elles, des questions de sécurité et de stabilité.

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