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Économie

Extension de la vaccination obligatoire en Occitanie face à la dermatose bovine

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_**Le gouvernement a décidé d’élargir la zone de vaccination obligatoire dans plusieurs départements du sud-ouest, alors que la contestation des éleveurs contre l’abattage systématique des troupeaux infectés ne faiblit pas.**_

Face à une évolution défavorable de la situation sanitaire, les autorités ont étendu le dispositif de lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse. Désormais, la vaccination de l’ensemble des bovins devient obligatoire dans les départements de l’Aude, de la Haute-Garonne, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques et des Landes, selon les annonces conjointes du ministère de l’Agriculture et de la préfecture. Les animaux ne pourront quitter cette zone réglementée, sauf pour être conduits à l’abattoir.

Cette décision intervient après la confirmation de premiers cas dans l’Ariège puis dans les Hautes-Pyrénées cette semaine, marquant une progression de l’épizootie vers de nouveaux territoires. La stratégie officielle, en vigueur depuis l’apparition de la maladie sur le sol national fin juin, repose sur trois piliers. Elle combine l’abattage total des animaux dans les exploitations touchées, des restrictions strictes de mouvement des troupeaux et une campagne de vaccination d’urgence circonscrite aux zones dites réglementées.

C’est précisément ce premier volet, l’euthanasie systématique des bêtes infectées, qui cristallise la colère d’une partie de la profession. Des agriculteurs, appuyés par la Confédération paysanne, maintiennent une mobilisation sur le terrain, comme en Ariège où un troupeau de deux cents vaches est menacé. Ils jugent le protocole en place à la fois inefficace et injuste, et réclament une vaccination préventive beaucoup plus large pour éviter ces abattages.

Le ministre du Commerce, Serge Papin, a réaffirmé que la vaccination constituait la solution pour endiguer la crise. L’exécutif a par ailleurs engagé une réflexion sur la stratégie à adopter pour l’année prochaine. Dans ce contexte, la FNSEA, principal syndicat agricole, a semblé modifier sa position. Après avoir soutenu la ligne gouvernementale par crainte de compromettre le statut sanitaire et les exportations françaises, son président a publiquement demandé une extension du périmètre vaccinal au-delà des seules zones réglementées.

La maladie, non transmissible à l’homme mais potentiellement mortelle pour le bétail, serait actuellement contenue dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, où elle était initialement apparue. Les services de l’État estiment que la situation y est désormais stabilisée.

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