Monde
L’affaire Mandelson, une crise persistante pour le gouvernement Starmer
Le cabinet du Premier ministre britannique rejette fermement toute accusation d’ingérence dans une nomination diplomatique sensible, alors que les révélations se multiplient et que l’opposition réclame des comptes.
Le 10 Downing Street a formellement démenti, ce mardi, avoir exercé la moindre pression pour hâter la désignation de Peter Mandelson au poste d’ambassadeur à Washington. Cette mise au point intervient au lendemain d’une séance parlementaire tendue durant laquelle Keir Starmer a été contraint de reconnaître une « erreur de jugement » dans cette nomination, sans pour autant calmer les critiques.
Cette affaire, qui mine l’exécutif travailliste depuis plusieurs mois, a connu un nouveau rebondissement la semaine dernière avec la publication d’informations concernant l’obtention controversée d’une habilitation de sécurité par l’ancien commissaire européen. Selon ces révélations, les services de renseignement chargés du contrôle des antécédents auraient émis un avis défavorable, ignoré par le ministère des Affaires étrangères. Le chef du gouvernement a assuré ne pas avoir été informé de cette réserve, rejetant ainsi toute accusation de mensonge devant les députés.
Le limogeage du plus haut fonctionnaire du Foreign Office, Olly Robbins, a suivi ces publications. Ce dernier, auditionné par une commission parlementaire, a évoqué une « pression constante » pour accélérer la procédure, visant une prise de poste rapide à Washington avant l’investiture du président américain Donald Trump. M. Robbins a précisé avoir été alerté sur le caractère « limite » du dossier de Peter Mandelson, tout en indiquant que les risques identifiés n’étaient pas liés aux relations de ce dernier avec le financier Jeffrey Epstein, mais potentiellement à d’autres activités.
Face à ces déclarations, un porte-parole de la résidence du Premier ministre a nuancé les propos, distinguant une simple « demande d’avancement » sur l’état d’une procédure d’une véritable ingérence. Il a rappelé que l’ancien secrétaire permanent avait lui-même confirmé le respect des processus formels lors de son audition. Des interrogations subsistent néanmoins sur l’accès accordé à des documents classés à Peter Mandelson avant l’obtention finale de son agrément de sécurité, une pratique qualifiée d’« inhabituelle » par Downing Street.
Le témoignage de l’ex-haut fonctionnaire a ravivé les attaques de l’opposition, qui réclame la démission de Keir Starmer. La cheffe des conservateurs a estimé que le Premier ministre n’était « pas apte à exercer sa fonction », tandis que le leader des libéraux-démocrates a dénoncé une situation « désastreuse » née d’une volonté de complaire à l’administration américaine. De son côté, le président Trump a commenté sur les réseaux sociaux, jugeant la nomination de Peter Mandelson un « mauvais choix », tout en semblant ouvrir la porte à un apaisement futur avec Londres.
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