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Gilles Simeoni quitte la présidence de l’exécutif corse

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_**Le président sortant de la collectivité de Corse a officiellement mis fin à son mandat, respectant ainsi son engagement de ne pas cumuler les fonctions après son élection à la mairie de Bastia.**_

Gilles Simeoni a confirmé sa décision devant l’Assemblée de Corse, mardi soir. Son départ de la présidence du conseil exécutif entraîne automatiquement la démission collégiale de l’ensemble de l’organe. L’élu, qui dirigeait l’institution depuis une décennie, a indiqué que ses fonctions prendraient fin à minuit. Son intervention dans l’hémicycle a été marquée par une certaine émotion.

Cette démarche était attendue. Elle fait suite à son élection à la tête de la municipalité bastiaise il y a un mois, et répond à sa promesse de ne pas exercer simultanément les deux mandats. Une période d’intérim est désormais ouverte jusqu’au 4 mai, date à laquelle l’assemblée devra élire un nouvel exécutif.

Une liste de onze membres, conduite par Gilles Giovannangeli, président de l’Agence du développement économique de la Corse, sera soumise au vote. Gilles Simeoni y figurera. Selon ses déclarations, s’il est élu, il conservera un siège au sein du conseil et sera notamment chargé du dossier de l’autonomie et de son suivi parlementaire. Cette liste, composée des membres de l’exécutif sortant, bénéficie d’une majorité absolue à l’assemblée, ce qui rend son adoption très probable.

L’une des figures de cette future équipe, Jean-Felix Acquaviva, est actuellement visé par une enquête judiciaire. Le parquet de Bastia a ouvert une information pour corruption passive, trafic d’influence et prise illégale d’intérêt, suite à des accusations anonymes diffusées sur les ondes. Interrogé sur ce point, Gilles Simeoni a estimé que les conditions de ces accusations posaient question et qu’elles ne devaient pas, en l’état, influencer les décisions politiques.

Dans son discours de clôture, le président sortant a dressé un bilan de son action. Il a affirmé avoir œuvré pour renforcer la démocratie au sein d’une société insulaire qu’il a décrite comme profondément divisée. Il a également salué la candidature de Gilles Giovannangeli, évoquant son parcours personnel et le qualifiant de premier « prisonnier politique » corse à postuler pour cette fonction.

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