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Économie

Ariège, la tension monte autour d’un troupeau menacé

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_**Des éleveurs, opposés à l’élimination sanitaire d’un cheptel, font face aux forces de l’ordre. La situation illustre une crise plus large sur la gestion de la dermatose bovine.**_

Les forces de l’ordre sont intervenues ce jeudi dans un village ariégeois pour tenter de mettre fin à un blocage organisé par des agriculteurs. Ces derniers s’opposent depuis la veille à l’abattage d’un troupeau de plus de deux cents bovins. Cette mesure sanitaire a été ordonnée après la confirmation d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse dans l’élevage concerné, situé aux Bordes-sur-Arize. Des centaines d’éleveurs, issus notamment de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne, ont barré les accès à la ferme à l’aide de tracteurs et de troncs d’arbres, empêchant toute intervention vétérinaire.

La préfecture a justifié cette opération de déblocage par la nécessité d’appliquer le protocole national de lutte contre cette maladie. Elle a appelé au calme, soulignant que l’abattage total du cheptel infecté constitue, selon les autorités sanitaires, la seule méthode efficace pour enrayer la propagation du virus. Les représentants agricoles locaux contestent fermement cette approche. Ils demandent que seules les bêtes malades soient éliminées et réclament le lancement immédiat d’une campagne de vaccination massive, une proposition rejetée par le ministère de l’Agriculture.

La mobilisation dépasse les frontières de l’Ariège. Dans les Hautes-Pyrénées, une situation similaire se prépare autour d’un autre élevage touché, où des éleveurs se sont également rassemblés pour entraver l’action des services de l’État. Les préfets des deux départements mettent en garde contre les risques accrus de dissémination de l’épizootie que pourraient engendrer ces rassemblements à proximité des foyers infectieux.

Cette crispation révèle des divergences profondes au sein de la profession agricole sur la stratégie à adopter. Alors que certains syndicats plaident pour une réponse plus ciblée, la FNSEA exprime des réserves concernant une vaccination généralisée, craignant un impact négatif sur les débouchés à l’exportation. Le ministère assure pour sa part que la situation épidémiologique reste maîtrisée et a annoncé l’ouverture de réflexions sur une éventuelle vaccination préventive. Cette crise intervient alors que la maladie, apparue sur le territoire national au cours de l’été, continue de susciter l’inquiétude dans les zones d’élevage.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. André

    11 décembre 2025 at 20 h 17 min

    Soutien aux agriculteurs c est qui déjà le ministre de l agriculture ?

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