Économie
Pékin lève partiellement l’embargo sur les semi-conducteurs Nexperia
Le gouvernement chinois autorise le fournisseur automobile allemand Aumovio à exporter des puces produites sur son territoire, marquant un assouplissement dans le contentieux technologique avec les Pays-Bas.
L’équipementier automobile allemand Aumovio a confirmé avoir obtenu une licence d’exportation pour les composants électroniques fabriqués par l’entreprise néerlando-chinoise Nexperia. Cette décision des autorités chinoises intervient après plusieurs semaines de restrictions qui avaient provoqué des tensions diplomatiques et industrielles en Europe. Le groupe, spécialisé dans les capteurs et écrans pour véhicules, approvisionne la majorité des constructeurs automobiles mondiaux.
Selon des déclarations faites lors de la présentation des résultats trimestriels, cette autorisation serait désormais étendue à l’ensemble des fournisseurs concernés. Le dirigeant d’Aumovio a estimé que la situation devrait se normaliser complètement dans un délai de quatre à six semaines. Cette évolution fait suite à la reprise partielle de Nexperia par les Néerlandais fin septembre pour des motifs de sécurité nationale, qui avait entraîné l’interdiction initiale des réexportations.
Les milieux économiques allemands ont salué cette mesure d’apaisement. Une porte-parole du ministère de l’Économie à Berlin a souligné l’importance de la désescalade dans les relations entre les Pays-Bas et la Chine, tout en exprimant l’espoir que ces autorisations temporaires parviendraient rapidement aux acteurs industriels concernés. Les discussions se poursuivent entre les deux capitales européennes sur ce dossier sensible.
L’industrie automobile allemande, pierre angulaire de l’économie européenne, dépend étroitement des semi-conducteurs de Nexperia pour l’électronique embarquée de ses véhicules haut de gamme. Plusieurs constructeurs, dont Volkswagen, avaient évoqué des risques d’arrêts de production en cas de prolongation des restrictions. Des entreprises de taille plus modeste envisageaient même des réductions d’horaires de travail, tandis que certaines sociétés avaient déjà déposé des demandes de chômage partiel en raison des pénuries d’approvisionnement.
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