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Économie

Le PDG de Stellantis tente d’apaiser les craintes sur l’avenir industriel en France

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Face aux inquiétudes soulevées par les investissements massifs outre-Atlantique, la direction du constructeur automobile a engagé un dialogue social pour affirmer son engagement hexagonal.

Le directeur général de Stellantis a rencontré lundi les organisations syndicales afin de confirmer la place centrale qu’occupe la France dans la stratégie du groupe automobile. Cette démarche intervient peu après l’annonce d’un plan d’investissement de plusieurs milliards de dollars sur le territoire américain. Antonio Filosa a souligné devant les délégués que l’Hexagone constitue le deuxième contributeur mondial aux bénéfices du constructeur et son premier pôle européen. Il a réaffirmé le caractère fondamental de la présence française pour la réussite du groupe dans la région Europe élargie.

Le dirigeant a précisé que la France reste le pays bénéficiaire des investissements les plus importants, avec plus de deux milliards d’euros prévus pour 2025, un niveau comparable aux engagements annuels récents. S’ajoute à cela une enveloppe globale de trois milliards d’euros consacrée à la transition énergétique sur les cinq dernières années. Le groupe a également dévoilé un programme de recrutement de 1 400 emplois en contrat à durée indéterminée pour 2026, répartis entre cadres et personnel qualifié. Compte tenu des départs en retraite, cet effort devrait générer une légère progression des effectifs totaux, qui s’élèvent actuellement à 39 000 salariés sur le territoire national.

Concernant les sites industriels, la direction a garanti que toutes les options commerciales seraient examinées en France, notamment pour les usines de Mulhouse et de Poissy, actuellement confrontées à des difficultés. Les représentants syndicaux ont indiqué qu’une décision concernant l’avenir de l’usine de Poissy, où sont assemblés les modèles Opel Mokka et DS3 Crossback, sera communiquée d’ici fin novembre 2025 au plus tard. Le directeur général a formellement exclu toute fermeture de site et assuré du maintien du tissu industriel français. La production des deux véhicules à Poissy est officiellement prévue jusqu’en 2028, bien que des incertitudes persistent quant au respect de cet horizon. Ces déclarations contrastent avec les ambitions américaines du groupe, qui prévoit d’y injecter treize milliards de dollars durant les quatre prochaines années, les États-Unis représentant déjà son premier pôle de profit mondial.

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