Culture
La disparition de Tchéky Karyo, figure du cinéma français et international
L’acteur au regard perçant s’est éteint à l’âge de 72 ans, laissant derrière lui une œuvre cinématographique riche et diversifiée.
La nouvelle a été confirmée par sa famille ce vendredi 31 octobre. Tchéky Karyo, comédien d’origine franco-turque, s’est éteint en Bretagne à l’âge de 72 ans. Sa carrière s’étendait sur plus de quatre décennies et comptait près de quatre-vingt films, marquant durablement le paysage cinématographique français et international.
Né à Istanbul en 1953, l’artiste s’était révélé au grand public à la fin des années 1980 avec le film « L’Ours » de Jean-Jacques Annaud, où il incarnait un chasseur tourmenté. Cette œuvre rencontra un immense succès populaire avec près de neuf millions d’entrées. L’année 1990 le vit ensuite incarner le personnage complexe du recruteur dans « Nikita » de Luc Besson, rôle qui confirma son statut montant dans le cinéma français.
Sa filmographie témoigne d’une remarquable diversité. Après des débuts dans le cinéma d’auteur auprès de réalisateurs comme Chantal Akerman et Éric Rohmer, il obtint une nomination aux Césars en 1983 pour son interprétation dans « La Balance ». Son parcours international prit son essor grâce à des seconds rôles marquants dans des productions hollywoodiennes, dont le James Bond « GoldenEye » et « Bad Boys » aux côtés de Will Smith.
Polyglotte accompli, Tchéky Karyo maîtrisait le français, l’anglais, l’espagnol et l’arabe. Cette aisance linguistique lui permit de collaborer avec des cinéastes de renom tels que Ridley Scott dans « 1492 Christophe Colomb » ou Walter Salles pour « Terra Estrangeira ». Récemment, le public anglo-saxon le découvrait dans plusieurs séries de la BBC où il campait un inspecteur enquêtant sur des disparitions.
Homme de théâtre avant tout, l’acteur avait commencé sa carrière sur les planches et s’était produit au Festival d’Avignon au début des années 1980. Dans un entretien en 2017, il confiait que le métier de comédien lui avait permis de « devenir un homme meilleur », décrivant l’art dramatique comme « un espace réservé et magique ».
La ministre de la Culture a salué la mémoire d' »un artiste complet, un homme généreux et discret » qui appartenait à « cette famille d’acteurs donnant au cinéma français sa force et sa diversité ». L’ancien président du Festival de Cannes, Gilles Jacob, évoquait quant à lui « un comédien sur qui on peut compter derrière un sourire d’homme tranquille ».
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