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La disparition de Tchéky Karyo, figure du cinéma français et international

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L’acteur au regard perçant et à la carrière éclectique s’est éteint à l’âge de 72 ans, laissant derrière lui une filmographie riche et une empreinte durable sur la scène artistique.

Le comédien Tchéky Karyo s’est éteint ce vendredi à l’âge de 72 ans. Sa représentante a confirmé la nouvelle auprès de l’Agence France-Presse, tandis que sa famille a fait part de sa douleur dans un communiqué. L’artiste laisse dans le deuil son épouse Valérie Keruzoré et leurs enfants.

Né à Istanbul en 1953, l’acteur franco-turc avait connu son premier grand succès populaire à la fin des années 1980 avec « L’Ours » de Jean-Jacques Annaud. Ce film, qui avait attiré près de neuf millions de spectateurs en salles, lui avait offert l’occasion d’incarner un chasseur tourmenté par ses actes. Sa carrière avait ensuite pris une nouvelle dimension avec « Nikita » de Luc Besson en 1990, où son interprétation d’un recruteur aux motivations ambiguës avait marqué les esprits.

Avant ces rôles marquants, Tchéky Karyo s’était d’abord illustré dans le cinéma d’auteur français. Dès 1982, il tournait sous la direction de Chantal Akerman dans « Toute une nuit », puis avec Éric Rohmer en 1984 pour « Les Nuits de la pleine lune ». Polyglotte accompli, maîtrisant le français, l’anglais, l’espagnol et l’arabe, il avait ensuite élargi son horizon vers des productions internationales.

Sa filmographie compte environ quatre-vingts films, témoignant d’une curiosité artistique remarquable. Il a collaboré avec Jean-Pierre Jeunet pour « Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain » en 2001, avec le Brésilien Walter Salles sur « Terra Estrangeira » en 1995, et même avec le réalisateur américain Ridley Scott dans « 1492 Christophe Colomb » au côté de Gérard Depardieu.

Parallèlement à son parcours cinématographique, Tchéky Karyo avait maintenu une présence régulière sur les planches. Dès le début des années 1980, il s’était produit au Festival d’Avignon, affirmant son attachement à l’art dramatique. Dans un entretien en 2017, il confiait que ce métier lui avait permis de devenir « un homme meilleur », décrivant le théâtre comme un espace magique où artistes et public pouvaient ensemble prendre du recul.

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