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Zohran Mamdani, le nouveau visage de la politique new-yorkaise

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Porté par une vague progressiste, ce jeune élu issu de l’aile gauche du Parti démocrate pourrait marquer l’histoire de la ville en devenant son premier maire musulman.

Il y a quelques mois encore, son nom n’évoquait rien pour la majorité des New-Yorkais. Aujourd’hui, Zohran Mamdani, élu local de trente-quatre ans, apparaît comme le favori des sondages pour la mairie. Issu d’une famille d’intellectuels de la diaspora indienne, ce candidat incarne une nouvelle génération politique qui séduit par son parcours singulier et ses engagements affirmés.

Né en Ouganda et naturalisé américain en 2018, il a grandi dans le milieu privilégié des élites libérales new-yorkaises. Ses parents, la réalisatrice Mira Nair et le professeur Mahmood Mamdani, lui ont offert une éducation prestigieuse. Après des études secondaires à la Bronx High School of Science, il a poursuivi son cursus au Bowdoin College, établissement réputé pour son orientation progressiste.

Sa carrière politique a commencé de manière inattendue. En 2015, sous le pseudonyme Young Cardamom, il tente une brève incursion dans le monde du rap. Bien que cette expérience artistique soit restée modeste, elle lui ouvre les portes de l’engagement militant lorsqu’il découvre le soutien du rappeur Heems à un candidat municipal. Cette révélation le conduit à s’impliquer dans des causes sociales, notamment comme conseiller en prévention des expulsions, où il aide des propriétaires modestes à conserver leur logement.

Élu en 2020 dans le quartier d’Astoria, au Queens, il a su forger une image de terrain qui fait sa force. Se définissant comme socialiste, il se montre aussi à l’aise dans les marches des fiertés que lors des célébrations religieuses. Son programme met l’accent sur la lutte contre la cherté de la vie, promettant davantage de logements à loyer encadré, des crèches accessibles et des transports en commun gratuits.

Ses prises de position fermes sur la question palestinienne, qualifiant Israël de « régime d’apartheid », lui ont valu certaines critiques. Il s’efforce néanmoins de rassurer en affichant une opposition claire à l’antisémitisme. Ses détracteurs, dont l’ancien président Donald Trump qui le qualifie de « communiste », voient en lui un outsider capable de mobiliser les électeurs déçus par le système politique traditionnel.

Son récent mariage avec l’illustratrice Rama Duwaji et sa passion pour le cricket complètent le portrait d’un homme qui maîtrise autant les méthodes classiques de campagne que les outils numériques. Selon les observateurs, son succès tient à cette capacité à allier le porte-à-porte traditionnel et une présence innovante sur les réseaux sociaux, créant ainsi une synthèse unique entre l’action militante de terrain et la communication moderne.

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