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Washington met Téhéran devant un choix crucial

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L’administration américaine a clairement indiqué, mercredi, que la voie diplomatique restait ouverte mais que l’option militaire demeurait sur la table, dans un contexte de tensions persistantes autour du programme nucléaire iranien.

La Maison Blanche a estimé qu’il existait des arguments solides en faveur d’une action militaire, tout en soulignant que la conclusion d’un accord constituerait la solution la plus sage pour la République islamique. Ces déclarations font suite à une nouvelle série de discussions indirectes entre les deux pays, organisées sous l’égide du sultanat d’Oman près de Genève. Bien que les parties aient convenu de poursuivre le dialogue, les positions respectives semblent encore très éloignées.

L’exécutif américain a réaffirmé sa détermination à empêcher, par tous les moyens, l’acquisition d’une arme nucléaire par l’Iran. Cette posture s’accompagne d’un renforcement notable de la présence militaire américaine dans le golfe Persique, avec notamment le déploiement de deux groupes aéronavals. Washington dispose par ailleurs de plusieurs dizaines de milliers de soldats répartis dans la région, une exposition qui pourrait représenter une vulnérabilité en cas de conflit ouvert.

De son côté, Téhéran a fait savoir qu’il travaillait à l’établissement d’un canevas pour structurer les futures négociations. Les autorités iraniennes insistent pour que les discussions se concentrent prioritairement sur le volet nucléaire et conditionnent tout accord à un allègement substantiel des sanctions économiques qui pèsent sur le pays. Elles récusent fermement les accusations occidentales et israéliennes visant leurs ambitions militaires supposées.

L’agenda des pourparlers reste un point de friction majeur. Les États-Unis souhaitent élargir le champ des discussions pour y inclure le programme de missiles balistiques iraniens et le soutien de Téhéran à divers groupes armés actifs au Moyen-Orient. Le président américain a réitéré à plusieurs reprises que l’échec des négociations pourrait conduire à une intervention militaire, une éventualité qu’il a parfois associée à un changement de régime en Iran.

En réponse, le chef de l’État iranien a martelé que son pays ne recherchait pas la confrontation armée, mais qu’il ne se soumettrait pas à des exigences perçues comme une atteinte à sa souveraineté. La région reste sous haute tension, avec des manœuvres militaires menées cette semaine par les Gardiens de la Révolution dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour les exportations pétrolières mondiales. La fermeture de ce passage stratégique a été évoquée par Téhéran comme une mesure de rétorsion potentielle.

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