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Violences et surpopulation à Bois-d’Arcy, vingt détenus saisissent la justice

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Des prisonniers dénoncent un climat de danger permanent et des conditions de détention dégradées, six mois après un homicide en cellule.

Le centre pénitentiaire de Bois-d’Arcy fait l’objet d’une action judiciaire initiée par vingt détenus, qui décrivent un environnement marqué par des agressions répétées et une protection insuffisante. Cette démarche intervient plusieurs mois après le décès d’un jeune homme de 21 ans, passé à tabac dans sa cellule avec une arme improvisée. Selon plusieurs témoignages concordants, les altercations entre codétenus et certains comportements du personnel carcéral contribueraient à une atmosphère délétère.

Les requérants, représentés par une avocate spécialisée, mettent en avant des carences systémiques, tant dans la prévention des violences que dans la réactivité des équipes pénitentiaires. Bien que le juge ait refusé d’ordonner des mesures d’urgence, il a exigé des corrections immédiates sur des points précis, comme l’hygiène. Des détenus affirment que les interventions des surveillants face aux situations critiques manqueraient souvent de célérité, laissant certains prisonniers dans un état de vulnérabilité extrême.

La surpopulation aggrave manifestement ces dysfonctionnements. L’établissement, conçu pour 472 personnes, en héberge actuellement près du double, selon les chiffres officiels. Des professionnels de santé évoquent des conditions de promiscuité intenables, tandis qu’une élue locale, après une visite inopinée, a confirmé l’urgence de la situation. La direction, récemment renouvelée, tente d’apaiser les tensions, mais les griefs persistent, alimentés par des infrastructures inadaptées et un sentiment d’abandon exprimé par plusieurs incarcérés.

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