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Vénézuéla et États-Unis, une escalade militaire inquiétante

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La tension monte d’un cran entre Caracas et Washington, avec des mouvements de troupes à la frontière colombienne et de nouvelles frappes américaines contre des navires suspectés de trafic de stupéfiants.

Le Vénézuéla a procédé à d’importants déploiements militaires le long de sa frontière avec la Colombie, tandis que les forces navales des États-Unis ont mené une nouvelle opération contre des embarcations présumées liées au narcotrafic dans les Caraïbes. Ces développements interviennent dans un contexte de relations extrêmement tendues entre les deux nations, suscitant des craintes régionales quant à une possible aggravation du conflit.

Pour la première fois depuis le début des frappes américaines en septembre, des survivants ont été signalés à bord d’un navire touché, selon des médias étasuniens. Cette escalade s’accompagne de remous au sein des appareils d’État des deux pays. L’amiral américain responsable des opérations dans la région a annoncé son départ prochain, après seulement un an à son poste. Au Vénézuéla, la vice-présidente Delcy Rodriguez a démenti des informations évoquant des pourparlers secrets avec Washington en vue du départ du président Nicolás Maduro.

Dans les États frontaliers de Táchira et d’Amazonas, les autorités vénézuéliennes ont renforcé les dispositifs de contrôle et déployé des patrouilles militaires. Près du pont Simón Bolívar, un point de passage stratégique entre les deux pays, des milliers de soldats ont été positionnés. Les forces armées affirment vouloir protéger les infrastructures essentielles et maintenir un niveau élevé de préparation opérationnelle.

La crise actuelle trouve son origine dans le déploiement, par les États-Unis, de plusieurs navires de guerre dans les Caraïbes, officiellement pour lutter contre le trafic de drogue. Le président américain a récemment reconnu avoir autorisé des opérations clandestines de la CIA sur le sol vénézuélien, une révélation qui a provoqué l’indignation des autorités de Caracas. Ces dernières dénoncent une campagne de déstabilisation et de « guerre psychologique ».

Aux accusations de Washington concernant l’implication présumée de dirigeants vénézuéliens dans des activités illicites, le gouvernement de Maduro oppose un front uni. La vice-présidente Rodriguez a vigoureusement rejeté les allégations de négociations secrètes, les qualifiant de mensonges destinés à saper la légitimité du pouvoir en place. Dans le même temps, des voix critiques, à l’instar de la lauréate du prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, estiment que le départ du chef de l’État est inéluctable, avec ou sans accord.

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