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Une visite historique à Washington pour le président syrien

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Le chef de l’État syrien Ahmad al-Chareh entame la première visite officielle d’un dirigeant syrien aux États-Unis depuis l’indépendance de son pays, marquant un tournant diplomatique majeur.

Le président syrien Ahmad al-Chareh a entamé ce lundi une visite officielle sans précédent à Washington où il doit être reçu à la Maison Blanche. Cette rencontre consacre le rapprochement entre Damas et Washington après des années de tensions, et intervient peu après le retrait du dirigeant syrien de la liste américaine des organisations terroristes.

Cette démarche diplomatique historique survient dans le sillage de la levée des sanctions internationales par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Le dirigeant syrien, arrivé samedi dans la capitale fédérale, a déjà rencontré des représentants de la communauté syrienne aux États-Unis.

L’ordre du jour des discussions inclut la signature d’un accord d’adhésion de la Syrie à la coalition antijihadiste dirigée par Washington. Les deux parties aborderont également les pourparlers avec Israël et le colossal chantier de reconstruction du pays, évalué à plus de 216 milliards de dollars par la Banque mondiale.

Ancien chef du groupe Hayat Tahrir al-Sham, branche syrienne d’Al-Qaïda, Ahmad al-Chareh a opéré une transformation politique radicale depuis son accession au pouvoir en décembre 2024. Il a multiplié les gestes d’ouverture vers les capitales occidentales et les monarchies arabes du Golfe, tout en engageant un dialogue avec Tel-Aviv.

Cette visite couronne plusieurs mois de normalisation progressive, marquée par une rencontre en mai dernier entre le président syrien et son homologue américain en Arabie saoudite. Les autorités américaines ont salué l’engagement des nouvelles instances dirigeantes syriennes dans la lutte contre le terrorisme, tandis que Damas a récemment intensifié ses opérations contre les cellules dormantes de l’État islamique.

Les observateurs voient dans cette visite le symbole d’une métamorphose politique remarquable, traduisant à la fois la consolidation du nouveau pouvoir à Damas et la refonte complète de la politique américaine au Proche-Orient.

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