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Une triangulaire de haut vol se dessine dans la 2e circonscription de Paris

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L’ancienne ministre socialiste Frédérique Bredin affrontera deux poids lourds de la droite, Rachida Dati et Michel Barnier, lors d’une élection partielle très attendue.

Le Parti socialiste a choisi une figure expérimentée pour porter ses couleurs dans ce scrutin local aux enjeux nationaux. Frédérique Bredin, ancienne ministre des Sports sous François Mitterrand, a été désignée à l’unanimité par la fédération parisienne du PS. Son profil de haute fonctionnaire et son parcours politique dense en font une candidate crédible face à des adversaires de premier plan.

À 68 ans, cette inspectrice générale des Finances, passée par l’ENA et les cabinets ministériels, incarne une gauche républicaine et technocratique. Son retour en politique après une longue parenthèse dans le secteur privé, notamment à la tête du CNC, témoigne d’un engagement renouvelé. Son ancrage territorial, bien que limité à la Seine-Maritime dans le passé, pourrait jouer en sa faveur dans un quartier parisien exigeant.

La bataille s’annonce serrée face à deux personnalités aux trajectoires divergentes. D’un côté, Michel Barnier, l’européen chevronné, bénéficie du soutien officiel des Républicains. De l’autre, Rachida Dati, ministre en exercice, campe sur ses positions malgré les tensions internes à la droite. L’affrontement entre ces deux figures pourrait fragmenter l’électorat conservateur, ouvrant une voie possible pour la candidate socialiste.

En toile de fond, cette élection partielle dépasse le simple cadre local. Elle intervient dans un contexte de recomposition politique, où chaque camp teste ses forces avant les échéances nationales. Le scrutin pourrait aussi refléter les fractures persistantes au sein de la majorité présidentielle et de l’opposition.

Marine Rosset, ancienne tête de liste PS et militante LGBT, devrait occuper le rôle de suppléante. Sa récente démission de la présidence des Scouts et Guides de France, suite à des accusations de harcèlement, pourrait influencer la campagne. Du côté de l’extrême droite, Thierry Mariani compte bien mobiliser son électorat, ajoutant une dimension supplémentaire à ce scrutin déjà hautement symbolique.

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