Monde
Une présidentielle ivoirienne marquée par la défiance et l’abstention
Le scrutin s’est déroulé dans un calme relatif mais a été caractérisé par une participation inégale et l’absence des principales figures de l’opposition, ouvrant la voie à un quatrième mandat pour Alassane Ouattara.
Les électeurs ivoiriens se sont rendus aux urnes samedi dans un climat globalement apaisé pour désigner leur président. Ce scrutin s’est toutefois distingué par une mobilisation citoyenne contrastée et le retrait forcé des principaux challengers du chef de l’État sortant. La perspective d’une réélection d’Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, apparaissait comme une issue probable dès l’ouverture des bureaux de vote.
L’appel aux urnes concernait près de neuf millions d’électeurs dans cette nation qui occupe le rang de premier producteur mondial de cacao et représente un îlot de stabilité dans une région confrontée à l’instabilité. Cinq candidats étaient en lice pour la magistrature suprême, mais l’absence des figures emblématiques de l’opposition a notablement affecté l’intérêt porté à cette élection. Les régions septentrionales, traditionnellement acquises au président sortant, ont connu une participation soutenue, contrairement aux zones méridionales et occidentales où l’abstention s’est révélée importante.
Dans la capitale économique Abidjan, l’ambiance rappelait celle d’un jour férié, avec des artères désertées et des bureaux de vote peu fréquentés. Certains sites n’ont enregistré qu’un quart des inscrits. Cette démobilisation s’explique en partie par l’élimination préalable des principaux concurrents d’Alassane Ouattara. L’ancien président Laurent Gbagbo et le banquier Tidjane Thiam ont vu leurs candidatures rejetées par le Conseil constitutionnel pour des motifs liés respectivement à une condamnation judiciaire et à des questions de nationalité.
L’ambiance contrastée qui a prévalu lors du scrutin reflète les divisions politiques persistantes au sein de la société ivoirienne. Alors que certains citoyens exprimaient leur désillusion en boycottant les urnes, d’autres, particulièrement dans les régions favorables au pouvoir, ont accompli leur devoir électoral avec conviction. La jeunesse apparaît partagée entre ceux qui estiment le résultat acquis d’avance et ceux qui voient dans ce vote un enjeu déterminant pour l’avenir du pays.
Quelques incidents localisés ont été rapportés dans une dizaine de localités du sud et de l’ouest du pays, principalement liés à des tentatives de perturbation du processus électoral. Les autorités avaient pris des mesures préventives en interdisant les rassemblements publics, justifiant cette décision par la nécessité de préserver l’ordre public. Plusieurs dizaines de personnes ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir enfreint ces restrictions.
La Commission électorale indépendante a salué le bon déroulement général des opérations, tout en reconnaissant l’existence de tensions ponctuelles. Le président de l’institution a qualifié ces manifestations de marginales au regard de la tranquillité observée dans la majorité du territoire. Pour sa part, le chef de l’État sortant a souligné que cette consultation marquait une étape vers la consolidation de la paix civile.
Les observateurs politiques notent que les candidats en lice face à Alassane Ouattara ne disposaient ni du soutien partisan ni des ressources nécessaires pour constituer une réelle alternative. L’opposition apparaissait fragmentée entre plusieurs courants, sans leadership fédérateur capable de mobiliser l’électorat au-delà des clivages traditionnels. Le bilan économique du président sortant, bien que salué pour ses aspects positifs, n’a pas effacé les préoccupations des Ivoiriens concernant le coût de la vie et les inégalités sociales.
Les résultats définitifs de cette élection présidentielle pourraient être rendus publics dès dimanche, selon les délais habituels prévus par le calendrier électoral.
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