Société
Une nouvelle génération de candidats investit les réseaux sociaux pour les municipales
_**À l’approche des élections municipales, plusieurs jeunes candidats, issus de la génération Z, font campagne sur les plateformes numériques, en adoptant un ton décontracté et des formats adaptés pour toucher un public souvent éloigné des circuits politiques traditionnels.**_
À Montreuil, Mouna Benamar, 25 ans, candidate sur une liste de La France insoumise, est régulièrement reconnue dans la rue par des adolescents qui la suivent sur TikTok. Bien que non tête de liste, elle a su se créer une audience locale grâce à des vidéos courtes et humoristiques, où elle critique, avec les codes de sa génération, la gestion municipale sortante. Elle explique vouloir rendre la politique plus accessible, en évitant un langage trop formel. Pour elle, les réseaux sociaux sont un complément, mais ne remplacent pas le travail de terrain, comme la distribution de tracts ou les rencontres directes avec les habitants.
Cette stratégie de communication n’est pas sans inconvénients. L’algorithme des plateformes diffuse parfois ses contenus bien au-delà de sa circonscription, et elle fait face à des critiques, certains lui reprochant son langage jugé trop familier. Mouna Benamar assume pleinement ce choix, estimant qu’il participe à une forme de démystification du débat public.
La démarche est similaire pour Lamine Dia, 26 ans, candidat sur une liste citoyenne à Fontenay-aux-Roses. Se définissant comme un « enfant des réseaux », il y mune une campagne spontanée, parfois décalée, qui selon lui rompt avec les codes politiques habituels. Cette liberté de ton lui a valu des remarques de la part d’autres candidats, l’obligeant parfois à modérer la visibilité de certaines publications, sur les conseils de ses colistiers.
Ces jeunes aspirants élus espèrent ainsi inspirer d’autres personnes de leur âge à s’engager. Ils font partie d’un mouvement plus large, où les candidats de moins de trente ans sont nombreux, toutes tendances politiques confondues. Certains, comme Hugo Biolley, élu maire à 18 ans en 2020 dans l’Ardèche, ou Margaux Taillefer, 26 ans, candidate Rassemblement National à Pau, assument pleinement leur jeunesse dans leur communication.
D’autres, à l’instar de Claire Colombani, 27 ans, tête de liste socialiste à Neuilly-sur-Seine, préfèrent ne pas en faire un argument central. Cette ingénieure agronome estime que les jeunes candidats ne devraient pas être cantonnés aux seuls sujets liés à la jeunesse, et souligne que c’est davantage son projet de gauche dans un fief historique de la droite qui interpelle. Pour cette nouvelle génération, l’enjeu est de concilier authenticité numérique et crédibilité politique, dans un paysage électoral en pleine évolution.
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