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Société

Une minute à l’hôpital, une journée facturée

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Une octogénaire jurassienne découvre avec stupeur les règles tarifaires d’un établissement hospitalier après une admission à 23h59.

L’affaire pourrait prêter à sourire si elle ne mettait pas en lumière une réalité administrative peu connue du grand public. Une femme de 80 ans, admise aux urgences du centre hospitalier Louis-Pasteur de Dole pour un malaise survenu le 18 mai dernier, s’est vue facturer une journée entière d’hospitalisation pour soixante secondes de prise en charge. Son époux, Christian, âgé de 83 ans, a exprimé son incompréhension face à cette facturation qu’il juge abusive.

Selon les éléments rapportés, la patiente a été examinée par un médecin à 23h59, soit une minute avant minuit. Or, conformément au Code de la Sécurité sociale, toute admission, quelle que soit son heure, entraîne le décompte d’une journée complète. Le couple, qui ne bénéficie pas de couverture complémentaire, devra ainsi régler 630 euros après remboursement partiel par l’Assurance maladie.

L’établissement hospitalier se défend de toute irrégularité, invoquant le strict respect des textes en vigueur. Une position qui ne convainc pas les principaux concernés, pour qui cette application littérale du règlement frise l’absurdité. L’histoire, révélée par plusieurs médias, pose plus largement la question de l’adaptation des dispositifs tarifaires aux situations concrètes vécues par les patients.

Sans remettre en cause le bien-fondé des règles comptables, ce cas d’école illustre le décalage qui peut parfois exister entre la logique administrative et la perception qu’en ont les usagers du système de santé. Une problématique récurrente qui mériterait, selon certains observateurs, un examen approfondi des modalités de facturation hospitalière.

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