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Une marche mémorielle sous haute tension à Lyon
Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dans la capitale des Gaules pour honorer la mémoire d’un jeune militant d’extrême droite, dans un climat politique exacerbé et sous une surveillance policière renforcée.
Un cortège silencieux et dense a parcouru les rues de Lyon ce samedi. Plus de trois mille personnes, selon les estimations des autorités, ont répondu à l’appel pour un hommage à Quentin Deranque, un militant d’extrême droite décédé à la suite de violences survenues une semaine plus tôt. La manifestation, autorisée après de vifs débats, s’est déroulée dans un calme relatif, sous la protection d’un important dispositif de sécurité.
Les participants, encadrés par un large contingent de forces de l’ordre, ont défilé derrière des portraits du défunt. Aucune bannière officielle de parti n’était visible, mais des symboles discrets et des slogans dénonçant « le gauchisme » ou affirmant que « l’extrême gauche tue » ponctuaient la marche. En tête de cortège, des membres du collectif identitaire Némésis étaient présents, tenant des roses blanches.
Les autorités avaient tout mis en œuvre pour prévenir tout débordement. La préfète du Rhône avait annoncé une vigilance accrue, précisant qu’aucun incident ne serait toléré, que ce soit au sein du défilé ou en marge de celui-ci. Des renforts de CRS et de gendarmes mobiles avaient été déployés, tandis que des drones surveillaient la progression. Cette mobilisation visait également à contenir des contre-manifestants, dont certains ont été repoussés à l’aide de gaz lacrymogènes à Rennes, où un rassemblement similaire avait lieu.
L’événement a pris une dimension politique incontestable. Plusieurs prises de parole ont fustigé « le système », appelant à poursuivre un combat idéologique. La présence de certaines figures, comme l’ancienne porte-parole d’une association anti-avortement parmi les organisatrices, a confirmé cette coloration. En amont, le maire écologiste de Lyon avait exprimé son opposition à cette marche, craignant de voir sa ville devenir un symbole pour l’ultradroite. Le ministre de l’Intérieur avait, quant à lui, justifié son autorisation au nom de la liberté d’expression, tout en reconnaissant les risques.
L’hommage a également revêtu un aspect religieux. Une messe a été célébrée au préalable dans une église traditionaliste que fréquentait le jeune homme. Un ami présent a expliqué vouloir honorer sa mémoire dans le cadre qui lui était cher, celui de l’Église catholique et du rite en latin. La région Auvergne-Rhône-Alpes a, pour sa part, affiché un portrait de Quentin Deranque sur le fronton de son siège.
Cette affaire continue d’alimenter les tensions politiques nationales. Le président de la République a appelé au calme et annoncé une réunion gouvernementale sur les groupes violents, une initiative qualifiée d’hypocrite par le président du Rassemblement national. Ce dernier, poursuivant sa stratégie de distanciation, avait recommandé à ses sympathisants de ne pas participer à la marche, une position jugée « peu honorable » par certains organisateurs. Le décès de ce jeune militant cristallise ainsi les fractures et les recompositions au sein de la droite radicale française.
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