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Une liaison derrière les barreaux

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Le récit d’une femme ayant entretenu une relation amoureuse avec Cédric Jubillar après l’incarcération de ce dernier éclaire les mécanismes psychologiques à l’œuvre dans ce type d’attachement.

Séverine, âgée de 48 ans, a pris l’initiative de contacter Cédric Jubillar peu après la condamnation de ce dernier à trente années de réclusion criminelle. Elle affirme avoir été motivée par le désir de percer le mystère entourant la disparition de Delphine Jubillar, convaincue de pouvoir découvrir la vérité là où d’autres échouaient. Leur correspondance, entamée alors qu’il purge sa peine à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, s’est rapidement transformée en une relation sentimentale.

Malgré la lourdeur de la sentence prononcée en octobre 2025, cette femme a persisté dans son soutien au détenu, lui adressant régulièrement du courrier. Elle justifie son engagement par une volonté de réconfort et d’assistance envers un homme qu’elle estime abandonné de tous. Son intérêt pour les personnalités jugées marginales ou complexes constitue, selon ses propres termes, un élément explicatif de son attitude.

Ce phénomène d’attirance envers des individus condamnés pour des actes graves porte un nom en psychologie, l’hybristophilie. Les spécialistes décrivent ce trouble comme une forme d’hyper-empathie orientée vers des figures perçues comme monstrueuses, où la personne concernée cherche à incarner un rôle salvateur. L’illusion d’une relation privilégiée et la quête d’un amour exclusif constituent souvent les ressorts principaux de ce type de lien affectif.

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