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Une immersion pastorale au cœur de la Finlande

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Un programme original permet aux citadins de se reconnecter à la nature en gardant des troupeaux dans des paysages préservés.

Au milieu des prairies fleuries du parc national d’Isojarvi, des familles finlandaises vivent une expérience singulière. Elles participent à la « semaine du berger », un dispositif qui mêle tourisme vert et préservation des écosystèmes. Loin du tumulte urbain, ces vacanciers d’un nouveau genre apprennent à soigner des moutons tout en contribuant à l’entretien de milieux naturels fragiles.

Le concept, développé par l’organisme public Metsähallitus, répond à un double enjeu. D’une part, il permet de maintenir des prairies semi-naturelles menacées par la disparition des petites exploitations agricoles. D’autre part, il offre aux participants une plongée authentique dans la vie rurale finlandaise. Les sites, soigneusement sélectionnés, ne sont accessibles qu’à pied ou par voie d’eau, garantissant un dépaysement total.

Cette année, près de 13 000 candidatures ont été enregistrées pour seulement 158 semaines disponibles. Les heureux élus logent dans des cabanes rustiques, souvent dépourvues de conforts modernes. Un retour aux sources qui séduit des familles comme celle des Stenberg, venue de la région d’Helsinki. « C’est bien plus qu’un simple séjour, c’est une véritable reconnexion », témoigne Oona Stenberg entre deux séances de soins aux bêtes.

Les bénéfices écologiques sont tout aussi notables. Le pâturage contrôlé permet de limiter l’embroussaillement et préserve des espèces végétales et animales rares. Un héritage culturel et environnemental que les autorités entendent protéger, tout en sensibilisant le public.

Pour les participants, l’expérience se révèle souvent transformatrice. Loin des écrans et du rythme effréné des villes, ils redécouvrent les plaisirs simples – traire les brebis, entretenir les clôtures, se baigner dans les lacs. « On retrouve une certaine paix intérieure », confie Petri Stenberg, dont la famille a dû patienter plusieurs années avant d’obtenir cette place.

Ce succès témoigne d’une aspiration croissante à des vacances alternatives, où l’immersion nature prime sur le confort. Un modèle qui pourrait inspirer d’autres pays confrontés aux mêmes défis de préservation des paysages traditionnels.

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