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Une hécatombe silencieuse frappe les marais de Loire-Atlantique

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Des milliers d’oiseaux succombent à une bactérie mortelle dans des zones humides transformées en pièges écologiques.

Dans les étendues aquatiques de Loire-Atlantique, un phénomène inquiétant se déroule sous le soleil d’été. Des centaines de volatiles gisent sans vie, repêchés par des équipes de bénévoles équipés de gants et de bottes. La cause de cette mortalité massive réside dans une souche de botulisme aviaire, favorisée par des conditions climatiques exceptionnelles.

Les premiers relevés font état de plusieurs milliers de spécimens touchés, principalement des canards colverts, mais aussi d’autres espèces fréquentant ces écosystèmes fragiles. Les zones les plus affectées se situent autour du marais de Brière et du lac de Grand-Lieu, où les températures élevées et l’assèchement précoce des plans d’eau ont créé un terrain propice au développement de la bactérie.

Les symptômes de la maladie, qui provoque une paralysie progressive chez les oiseaux contaminés, rendent le spectacle particulièrement pénible pour les observateurs. Les autorités locales et les associations mobilisées tentent d’endiguer la propagation en organisant des collectes quotidiennes des carcasses, afin d’éviter que les larves infectées ne contaminent à leur tour d’autres individus.

Cette situation exceptionnelle, qui n’avait pas été observée à une telle échelle depuis près de trente ans, soulève des questions sur la gestion hydraulique de ces milieux. Certains acteurs locaux pointent du doigt des pratiques agricoles qui modifieraient les niveaux d’eau, tandis que d’autres évoquent un cadre réglementaire inadapté aux nouvelles réalités climatiques.

La crainte principale concerne désormais l’arrivée prochaine des oiseaux migrateurs, qui pourraient à leur tour être exposés à ce danger invisible. Les spécialistes rappellent que si la souche en cause n’affecte pas les humains, elle représente une menace majeure pour la biodiversité aviaire, avec des conséquences potentielles sur l’équilibre de ces écosystèmes uniques.

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