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Une défaite judiciaire pour les peuples autochtones face au changement climatique

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Les insulaires du détroit de Torres voient leur recours contre Canberra rejeté, malgré des preuves accablantes de la montée des eaux.

La justice australienne a rendu son verdict dans une affaire emblématique opposant les communautés autochtones du détroit de Torres à l’État fédéral. Les plaignants, originaires de ces îles situées entre l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, estimaient que les autorités n’avaient pas pris les mesures nécessaires pour les protéger des conséquences du réchauffement climatique. La Cour fédérale a cependant estimé que les émissions australiennes, bien qu’insuffisantes, n’avaient qu’un impact marginal sur l’élévation globale des températures.

Cette décision met un terme à quatre années de procédure engagée par des habitants confrontés à la disparition progressive de leurs terres. Les îles Boigu et Saibai, particulièrement vulnérables, subissent une hausse du niveau de la mer près de trois fois supérieure à la moyenne mondiale. Les avocats des requérants demandaient que le gouvernement renforce ses engagements climatiques pour éviter que ces populations ne deviennent des déplacés environnementaux.

Les réactions ont été vives parmi les parties civiles. L’un d’eux a exprimé son incompréhension face à ce jugement, soulignant l’angoisse des familles face à un avenir incertain. Le tribunal a toutefois reconnu que les objectifs climatiques australiens entre 2015 et 2021 ne s’appuyaient pas sur les données scientifiques les plus récentes.

Sous l’ancienne administration conservatrice, l’Australie visait une réduction de 26 % de ses émissions d’ici 2030. Le gouvernement actuel, dirigé par Anthony Albanese, a revu ces ambitions à la hausse, avec un objectif de 40 % d’ici la fin de la décennie et la neutralité carbone pour 2050. Une avancée qui pourrait s’avérer trop tardive pour les habitants du détroit de Torres, dont le mode de vie est directement menacé par l’urgence climatique.

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