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Économie

Une brigade de contrôle pour renforcer la surveillance des importations agricoles

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Le gouvernement déploie une centaine d’agents sur le territoire afin d’intensifier les vérifications des marchandises étrangères, une mesure destinée à répondre aux inquiétudes des producteurs français.

Une nouvelle unité opérationnelle va être mise en place pour inspecter les marchandises agricoles provenant de l’étranger. Composée d’une centaine d’agents, cette structure aura pour mission de réaliser au moins trois mille vérifications annuelles sur l’ensemble du territoire national. Les contrôles s’effectueront directement dans les points de vente ainsi qu’au niveau du transport routier, en complément des dispositifs déjà existants dans les zones portuaires et aéroportuaires.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par les préoccupations exprimées par la profession agricole. Les producteurs français pointent régulièrement une concurrence jugée déloyale de produits importés, dont les méthodes de production peuvent différer des standards réglementaires en vigueur au sein de l’Union européenne. La mise en place de cette brigade constitue, selon les autorités, une réponse concrète à ces attentes, visant à garantir une application stricte des normes pour tous les produits commercialisés sur le marché national.

Les inspections porteront sur l’origine des denrées, leur étiquetage et leur conformité aux réglementations européennes, notamment en matière de résidus de substances phytosanitaires. Une attention particulière sera accordée aux produits sensibles, tels que les viandes, les sucres ou le miel, en provenance de certaines zones géographiques. Cette action s’ajoute à une décision récente interdisant l’importation de produits traités avec certaines substances spécifiques.

Au niveau européen, les procédures de contrôle des importations varient selon la nature des produits et leur provenance, avec des taux d’échantillonnage définis par la Commission. Un récent rapport a toutefois souligné des disparités dans la mise en œuvre de ces contrôles pour certaines filières. Face à ces constats, les instances communautaires se sont engagées à augmenter significativement le nombre de vérifications effectuées dans les pays tiers au cours des prochaines années.

L’objectif affiché par les pouvoirs publics est double. Il s’agit à la fois de renforcer la protection des consommateurs et d’instaurer des conditions de concurrence équitables pour les agriculteurs nationaux, dans un marché de plus en plus globalisé.

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