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Une bataille après l’autre s’impose comme le grand favori des Oscars

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Le long-métrage de Paul Thomas Anderson a dominé la cérémonie des Bafta, remportant six récompenses majeures, tandis que la soirée a été marquée par des performances remarquées et des moments inattendus.

La fresque politique du réalisateur américain Paul Thomas Anderson, *Une bataille après l’autre*, a largement dominé la soixante-dix-neuvième édition des British Academy Film Awards. Le film s’est adjugé les trophées les plus prestigieux, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur, confirmant ainsi son statut de favori pour la prochaine cérémonie des Oscars. Cette tragicomédie, qui explore la traque d’anciens militants d’extrême droite, avait obtenu quatorze nominations.

À l’issue de la remise des prix, le cinéaste a évoqué la portée de son œuvre, qui résonne avec l’actualité politique récente. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre un idéal de changement, en privilégiant des voies non violentes, et a lancé un appel à la persévérance.

La soirée a réservé une surprise de taille avec la consécration de Robert Aramayo, sacré meilleur acteur pour son rôle dans *I Swear*. L’interprète britannique, peu connu du grand public, a devancé Timothée Chalamet, pourtant pressenti, grâce à sa composition d’un jeune homme atteint du syndrome de Tourette. Son interprétation, inspirée de l’Écossais John Davidson présent dans la salle, a été saluée. Un incident survenu lors de la cérémonie, où une insulte proférée par M. Davidson a été diffusée, a ensuite suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.

L’événement, l’un des plus attendus du calendrier culturel londonien, a réuni de nombreuses personnalités du cinéma international sur le tapis rouge. Le prince William et la princesse Kate ont également effectué une apparition remarquée, dans un contexte familial tendu pour la monarchie. Interrogé sur place, le prince a confié avoir différé le visionnage du film *Hamnet*, en lice dans plusieurs catégories, en raison de l’agitation du moment.

Adaptation shakespearienne portée par Chloé Zhao, *Hamnet* n’a finalement décroché que deux distinctions, le prix du meilleur film britannique et celui de la meilleure actrice pour Jessie Buckley. Cette dernière, dont la performance est unanimement saluée, apparaît désormais comme la grande favorite pour la statuette hollywoodienne.

Le film *Sinners* de Ryan Coogler, malgré un nombre record de nominations aux Oscars, est reparti avec trois récompenses techniques. Dans la catégorie du meilleur second rôle féminin, c’est l’actrice Wunmi Mosaku qui a été distinguée pour son jeu dans ce drame fantastique situé dans l’Amérique des années 1930. Elle a évoqué une profonde identification personnelle avec son personnage, évoquant un retour à ses racines.

La cérémonie a également mis en lumière la diversité croissante des lauréats depuis la réforme de l’académie en 2020, avec des prix attribués à des productions non anglophones. Le film norvégien *Valeur sentimentale* de Joachim Trier a ainsi remporté le prix du meilleur film en langue étrangère, une première pour son pays. La soirée s’est conclue sur une note plus légère avec l’apparition de l’ours Paddington, venu remettre le prix du meilleur film pour la jeunesse à la production indienne *Boong*.

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