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Un sommet à trois se dessine entre Washington, Moscou et Kiev

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Les préparatifs sont en cours pour une rencontre trilatérale potentielle entre les dirigeants américain, russe et ukrainien, tandis que Volodymyr Zelensky exprime son intention de participer aux discussions sous certaines conditions.

Les capitales américaine et russe ont entamé des pourparlers en vue d’un nouveau sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine, dont la tenue est prévue à Budapest. Le président ukrainien s’est déclaré disposé à rejoindre cette rencontre diplomatique s’il y était formellement convié. Cette éventuelle discussion trilatérale viserait à explorer des pistes de résolution du conflit qui oppose la Russie et l’Ukraine depuis le début de l’invasion en 2022.

Aucun détail concret concernant la date ou l’organisation de cet entretien n’a pour l’instant été communiqué. Le porte-parole du Kremlin a souligné que d’importants travaux préparatoires restaient nécessaires en amont. Lundi, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont tenu un échange téléphonique qualifié de constructif, évoquant les mesures envisageables pour faciliter la tenue de ce sommet.

Volodymyr Zelensky a toutefois émis des réserves quant au choix de Budapest comme lieu de rendez-vous, en raison des relations étroites qu’entretiennent le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le président russe. Le chef de l’État ukrainien a indiqué qu’il accepterait de participer sous la forme d’une réunion à trois ou dans le cadre d’une diplomatie itinérante, à condition que les modalités soient convenues à l’avance.

Parallèlement, Moscou maintient ses exigences pour parvenir à un règlement pacifique, exigeant notamment le retrait des troupes ukrainiennes de l’ensemble du Donbass. Le président Zelensky a réaffirmé son refus de ces conditions, qu’il a présentées comme inacceptables, lors de sa récente visite à Washington. Il a insisté sur le fait que l’Ukraine ne céderait pas face aux demandes russes.

Sur le plan militaire, le dirigeant ukrainien a réitéré ses besoins en matière de défense aérienne, réclamant l’acquisition de vingt-cinq systèmes antiaériens Patriot supplémentaires. Il a précisé que des discussions étaient en cours avec des industriels de la défense pour conclure un contrat. Le financement de ces équipements pourrait provenir, selon lui, des avoirs russes gelés en Europe.

Lors de son déplacement aux États-Unis, Volodymyr Zelensky n’est pas parvenu à obtenir l’accord de l’administration Trump pour la fourniture de missiles de croisière Tomahawk. Cet échec intervient dans un contexte marqué par un long entretien téléphonique entre le président américain et son homologue russe, illustrant la complexité des négociations en cours.

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