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Un séisme majeur déclenche des évacuations massives dans le Pacifique

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Un tremblement de terre de magnitude 8,8 au large du Kamtchatka a provoqué des alertes au tsunami sur plusieurs continents, forçant des millions d’habitants à quitter les zones côtières.

Un puissant séisme s’est produit mercredi au large des côtes russes, dans la péninsule du Kamtchatka, déclenchant une série d’alertes au tsunami à travers le bassin Pacifique. D’une magnitude de 8,8 selon les relevés sismologiques, ce tremblement de terre, l’un des plus importants jamais enregistrés dans la région, a engendré des vagues atteignant jusqu’à quatre mètres dans certaines zones. Les autorités locales ont immédiatement ordonné des évacuations, tandis que les répliques, dont une de magnitude 6,9, ont prolongé l’état d’urgence.

En Russie, les dégâts matériels se sont révélés considérables, notamment dans le port de Severo-Kourilsk, où les infrastructures côtières ont été submergées. Les habitants ont décrit des scènes de panique, certains fuyant leur domicile en toute hâte. Bien que l’alerte ait été levée dans la soirée, les conséquences du phénomène ont marqué les esprits, rappelant le séisme de 1952, d’une magnitude encore plus élevée, qui avait dévasté la région.

L’onde de choc s’est propagée bien au-delà des frontières russes. Au Japon, plus de deux millions de personnes ont été invitées à se réfugier en hauteur, tandis que des vagues atteignant 1,30 mètre ont été observées dans le département de Miyagi. Les autorités nippones ont maintenu un niveau de vigilance élevé sur une grande partie du littoral, témoignant de la persistance des risques. En Chine, à Taïwan et aux Philippines, des mesures similaires ont été prises, avec des évacuations préventives et des fermetures de ports.

De l’autre côté de l’océan, les pays d’Amérique latine n’ont pas été épargnés. Le Chili a procédé à l’évacuation de 1,4 million de personnes, une opération présentée comme la plus importante de son histoire en matière de gestion de crise. Au Pérou, plus de la moitié des ports ont suspendu leurs activités, tandis qu’aux Galápagos, les résidents et les touristes ont été dirigés vers des zones sécurisées. Les États-Unis, bien que moins touchés, ont maintenu des consignes de prudence en Alaska, en Californie et à Hawaï.

Si le bilan humain reste pour l’heure limité, avec une seule victime signalée au Japon, l’événement a rappelé la vulnérabilité des régions côtières face aux forces de la nature. Les systèmes d’alerte, bien que performants, n’ont pas suffi à dissiper l’inquiétude des populations, confrontées à l’imprévisibilité des phénomènes sismiques.

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