Monde
Un scrutin sous contrôle pour une démocratie en trompe-l’œil
Le chef de la junte birmane a appelé la population à participer à un vote dont l’issue ne fait guère de doute. Ce processus électoral, organisé par les autorités militaires, intervient dans un pays profondément divisé après des années de conflit.
Le général Min Aung Hlaing s’est rendu aux urnes ce dimanche, dans un bureau de vote aménagé au sein de son propre complexe résidentiel à Naypyidaw. Vêtu d’une tenue civile, le dirigeant a accompli son devoir électoral sous les yeux des caméras, suivi par un cortège de hauts responsables en uniforme ou en habits traditionnels. À l’issue de son vote, il a exhorté ses concitoyens à en faire de même, affirmant que s’abstenir reviendrait à méconnaître les principes démocratiques.
Ce scrutin législatif, le premier organisé par l’armée depuis le coup d’État de février 2021, se déroule dans un contexte de forte tension. Les observateurs internationaux et de nombreuses organisations de défense des droits humains dénoncent un processus dépourvu de légitimité, marqué par l’exclusion des principaux partis d’opposition. Le parti de la Ligue nationale pour la démocratie, vainqueur des dernières élections libres en 2020, a été dissous par le pouvoir en place.
Interrogé sur ses ambitions politiques personnelles, le chef de la junte s’est montré évasif, déclarant ne pouvoir simplement prétendre à la fonction présidentielle. Les analystes estiment pourtant qu’il pourrait accéder à ce poste ou continuer à exercer le pouvoir en coulisses, quelle que soit la composition du futur gouvernement civil. Le Parti de l’union, de la solidarité et du développement, formation soutenue par l’armée, est donné largement favori pour remporter le vote.
Le général Min Aung Hlaing a une nouvelle fois justifié la prise de pouvoir par les militaires en invoquant des irrégularités massives lors du scrutin de 2020, des accusations rejetées par la communauté internationale. Il a assuré que l’élection en cours était, quant à elle, libre et équitable, permettant à chacun de choisir son candidat en toute indépendance. Ces affirmations contrastent avec la réalité d’un paysage politique considérablement réduit et la persistance d’un conflit armé qui oppose l’armée à diverses factions rebelles.
Depuis le même bureau de vote, un porte-parole du régime a pour sa part présenté cette consultation comme une étape nécessaire pour le peuple birman et la restauration d’un système démocratique. Cette rhétorique officielle peine à masquer les profondes fractures qui traversent la société et la défiance d’une partie importante de la population envers des institutions contrôlées par les militaires.
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