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Un scrutin sous contrôle pour le général Doumbouya en Guinée

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_**Les électeurs guinéens sont appelés aux urnes ce dimanche pour une élection présidentielle dont l’issue ne fait guère de doute, le chef de la junte, Mamadi Doumbouya, apparaissant comme le grand favori en l’absence de ses principaux adversaires.**_

Le vote se déroule dans un contexte politique marqué par l’exclusion des figures historiques de l’opposition. Les anciens dirigeants Alpha Condé, Sidya Touré et Dalein Diallo, tous en exil, n’ont pas été autorisés à briguer la magistrature suprême. Ce dernier a qualifié le processus de mascarade destinée à légitimer une confiscation du pouvoir. Les organisations internationales, dont l’ONU, ont pour leur part pointé une campagne électorale entachée par des actes d’intimidation.

La tenue de ce scrutin clôt une période de transition initialement promise pour 2024. Depuis la prise du pouvoir par les militaires en septembre 2021, le pays connaît un durcissement autoritaire, caractérisé par des suspensions de partis, des arrestations et une répression des voix dissidentes. Pour de nombreux observateurs, la Guinée revient ainsi à une tradition de régimes forts, qu’ils soient civils ou militaires.

Le général Doumbouya, âgé de 41 ans, fait face à huit autres candidats largement méconnus du public, ce qui lui assure une victoire probable dès le premier tour. Le taux de participation constituera l’un des principaux indicateurs à suivre, après le référendum constitutionnel de fin septembre qui avait officiellement mobilisé 91% des inscrits. Ce référendum a permis l’adoption d’une nouvelle loi fondamentale autorisant les membres de la junte à se présenter et portant le mandat présidentiel à sept ans, renouvelable une fois.

Contrairement à d’autres pays de la région également dirigés par des militaires, la junte guinéenne a préservé ses relations avec ses partenaires internationaux, notamment la France. Le pouvoir met en avant des réalisations économiques, comme le lancement de l’exploitation du gigantesque gisement de fer de Simandou, pour justifier son action. Pourtant, les défis sociaux restent immenses dans un pays où plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, malgré d’importantes richesses minières.

Les résultats provisoires de ce scrutin, qui s’inscrit dans une année électorale africaine marquée par la pérennisation de nombreux dirigeants en place, sont attendus dans les quarante-huit heures.

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