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Un quart de l’humanité privé d’eau potable sécurisée selon l’ONU

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Malgré des avancées notables, les objectifs d’accès universel à l’eau potable d’ici 2030 semblent de plus en plus hors d’atteinte, alertent les agences onusiennes.

Plus de deux milliards d’individus à travers le monde demeuraient privés d’un accès garanti à une eau potable gérée en toute sécurité l’an dernier. Ce constat, dressé par les Nations unies, souligne la persistance de disparités criantes en matière d’accès à cette ressource vitale. Près de cent millions de personnes dépendent encore directement d’eaux de surface, telles que des rivières ou des mares, souvent contaminées.

Les progrès réalisés depuis 2015, bien que significatifs, restent insuffisants pour espérer une couverture universelle dans les délais fixés. Ainsi, 961 millions de personnes ont gagné un accès sécurisé à l’eau durant cette période, portant la couverture mondiale à 74 %. Pourtant, l’ambition d’un service garanti pour tous d’ici 2030 s’éloigne, notamment en raison des retards accumulés dans les régions les plus défavorisées.

L’Afrique subsaharienne concentre une large part des difficultés. Vingt-huit pays, majoritairement situés sur ce continent, comptent encore au moins un quart de leur population sans accès ne serait-ce qu’à un service de base. Les conséquences sont lourdes, en particulier pour les enfants, dont la santé et la scolarité pâtissent directement du manque d’infrastructures hygiéniques.

Les jeunes filles subissent de plein fouet ces inégalités. Chargées bien souvent de la collecte de l’eau, elles voient leur éducation compromise et affrontent des risques sanitaires accrus, spécialement durant les périodes menstruelles. Parallèlement, les carences en assainissement — 42 % de la population mondiale n’a toujours pas accès à des installations gérées de façon sûre — aggravent les risques de propagation de maladies.

Si l’élimination de la défécation à l’air libre constitue une avancée, avec 354 millions de personnes concernées contre 429 millions il y a dix ans, les efforts doivent s’intensifier. Les agences onusiennes rappellent avec force que l’eau et l’assainissement ne sont pas des commodités, mais des droits humains fondamentaux. Sans accélération des investissements et une attention particulière portée aux communautés marginalisées, les engagements internationaux risquent de rester lettre morte.

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